vendredi 18 juillet 2014

الموصل تودع آخر مسيحييها...

بقلم نانسي لحود

بغداد, 18 يوليو 2014 (زينيت) - ها هي آخر العائلات المسيحية التي كانت لا تزال صامدة في الموصل، تغادر المدينة متجهة الى اربيل ودهوك ومناطق أخرى في كردستان العراق تعتبر الأكثر أمنًا، هذا ما أكدته مصادر من الجماعة الكلدانية المحلية الى وكالة فيدس الفاتيكانية.

كان الصراع قد شن على الموصل ودام فترة طويلة ولم يخمد وهجّر عائلات وخلف وفيات وخلال اليومين الماضيين تسارعت وتيرة الهجرة بعد أن بدأ مسلحو الدولة الإسلامية يضعون علامات على منازل المسيحيين والشيعة كي يستولوا عليها لاحقًا.

من جانب آخر وبحسب المصدر عينه، كان موقع عنكاوا قد أكد أن هجرة المسيحيين تعود لاشتداد وتيرة القصف على العديد من المناطق في المدينة بخاصة في أوقات الليل، وفي مناطق عديدة من سهل نينوى هناك انقطاع لوصول المياه مما يجعل الوضع لا يحتمل بخاصة في درجات الحرارة العالية.

Les derniers chrétiens de Mossoul forcés à l’exil par l’État islamique | La-Croix.com

Les derniers chrétiens de Mossoul forcés à l'exil par l'État islamique | La-Croix.com

La maison d'un chrétien de Mossoul marquée de la lettre « N » en arabe (nûn), comme « Nazaréen » (chrétien).

Vendredi 18 juillet, les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul quittaient la ville en direction de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, mais aussi plus à l'est, vers Erbil ou Dohuk au Kurdistan irakien.

« Les djihadistes ont ordonné aux chrétiens de Mossoul de se convertir à l'islam, de payer la "jizyia" (l'impôt islamique qui fait du débiteur un "dhimmi", un protégé, NDLR) ou de quitter leurs maisons sans rien prendre. Toute propriété est désormais celle de l'État islamique », confirme le patriarche chaldéen Louis Raphaël Sako Ier.

« Sinon vous serez tués »

Cette nuit, des voitures de l'État islamique sont passées dans les quartiers où résidaient encore quelques familles chrétiennes. « Avec des haut-parleurs, ils ont dit : soit vous vous convertissez, soit vous payez l'impôt, soit vous partez avant 12 heures. Sinon vous serez tués », indique sur Twitter l'association Fraternité en Irak, citant des sources locales. L'État islamique a également distribué ce même message sur papier, frappé de son logo, un cercle blanc sur fond noir.

Les quelques centaines de chrétiens qui restaient à Mossoul sont déjà arrivés pour certains à Qaraqosh, ville majoritairement chrétienne – syrienne-catholique – située à une trentaine de kilomètres à l'est. Selon les informations de Fraternité en Irak, « des familles ont été pillées par les djihadistes au moment où elles ont passé le check-point de sortie. Or, papiers, et même voitures ont été volés dans certains cas. Certains n'ont pu partir qu'avec leurs habits sur le dos ».

N comme nazaréen

Ces deux derniers jours, l'inquiétude a commencé à grandir lorsque les insurgés sunnites ont commencé à marquer avec des signes distinctifs les maisons des chrétiens (avec un N comme « nazaréen », autrement dit « chrétien » en arabe) et des chiites. Ils ont aussi suspendu toute fourniture d'aliments et de gaz là encore pour les quelques chrétiens restant dans la ville, les chiites et les Kurdes.

« Ces inscriptions nous inquiètent car nous ne savons pas bien ce que cela signifie, témoignait hier sur le site Internet de La Vie , un prêtre de Mossoul qui a quitté la ville il y a deux semaines. Certains disent que les hommes de l'État islamique expriment par là le fait que ces maisons leur appartiennent désormais, d'autres pensent que ces inscriptions sont plutôt destinées à protéger les maisons des pillages ».

De fait, si les chiites ont été victimes d'atrocités dès l'entrée des insurgés sunnites dans la ville, et leurs mosquées systématiquement réduites en poussière, les chrétiens ont d'abord semblé relativement épargnés. Seuls des signes religieux – croix et statues – avaient été retirés des églises ou détruits.

Afflux de réfugiés

Pour la deuxième fois depuis le 10 juin, date de la prise de Mossoul par l'ex-État islamique de l'Irak et du Levant, la ville de Qaraqosh doit faire face à un nouvel afflux de réfugiés. Et ce alors que la suspension de la fourniture d'eau et l'approvisionnement erratique en électricité fragilise déjà la situation humanitaire et sanitaire. « C'est la consternation à Qaraqosh et la fin pour les chrétiens de Mossoul. Tout le monde est très choqué sur place », rapporte Fraternité en Irak.

Située sur les rives du Tigre, chef-lieu de la province de Ninive, Mossoul est la deuxième ville d'Irak par sa population. La ville actuelle a été bâtie sur les ruines de la Ninive biblique, capitale de l'empire assyrien. Siège de plusieurs évêchés, la ville accueillait, jusqu'à l'intervention américaine, une importante communauté chrétienne, plusieurs communautés religieuses, ainsi que des églises dont la fondation remonte, pour certaines, aux premiers siècles du christianisme.



Envoyé de mon Ipad 

vendredi 11 juillet 2014

LIBAN • Gare à toi si tu manges en plein jour  | Courrier international

LIBAN • Gare à toi si tu manges en plein jour  | Courrier international

LIBAN • Gare à toi si tu manges en plein jour 

Le mufti de la République libanaise Mohamed Kabbani fait l'objet, avec son fils, de nombreux soupçons de corruption et d'un tel rejet de la part d'une grande partie des sunnites libanais qu'il a été chassé de plusieurs mosquées à Beyrouth.

On dit que c'est ce même homme qui a prié les maires du Liban de suivre l'exemple de leur confrère de Tripoli [au nord de Beyrouth], Nader Ghazal, qui s'est fendu à l'adresse de ses administrés de l'appel  suivant :

"Le ramadan est un mois de soumission, d'éducation et d'élévation des âmes. Aussi, la municipalité de Tripoli demande à tous les résidents et plus particulièrement aux propriétaires de restaurants et de cafés de respecter la sacralité du ramadan ainsi que la sensibilité des musulmans jeûneurs, en s'abstenant de montrer au grand jour qu'on mange. Il attire également l'attention sur la nécessité de se parer des bonnes mœurs auxquelles appellent tous les monothéismes."

Cet appel est sans précédent. Il est contraire aux lois et à la Constitution libanaise, qui garantissent la liberté religieuse, la liberté de choisir son mode de vie, la liberté d'expression, le pluralisme et le droit à la différence.

Cet appel viole la neutralité religieuse

Le maire de Tripoli outrepasse son rôle et viole la tradition de neutralité en faisant usage d'un vocabulaire tel que "sacralité du ramadan" et "bonnes mœurs". Et cela dans la ville multiconfessionnelle de Tripoli, la deuxième ville du Liban, où cohabitent 17 groupes confessionnels, sans oublier la présence de laïcs, d'agnostiques et d'athées.

Tous sont égaux en droits et libres de vivre comme bon leur semble, sans être embêtés, réprimés, poursuivis, empêchés ou contraints de faire ceci ou cela.

Cet homme, fonctionnaire civil, viole le principe fondamental de la Constitution sur lequel repose toute l'existence du Liban. Il s'érige en tuteur des habitants, s'arroge le droit de leur demander obéissance et croit devoir leur apprendre les bonnes mœurs. Ou plutôt la bigoterie, l'hypocrisie, le mensonge et la cachotterie.

Puisqu'il est immoral de montrer au grand jour [qu'on mange durant le ramadan], il faudrait alors être hypocrite. A moins qu'il ne s'agisse d'imposer le jeûne de force. Dans les deux cas, cela n'a rien de moral.

Un terrorisme moral

Etant donné que l'enfer est pavé de bonnes intentions, il faut supposer que les intentions du maire de Tripoli et du mufti de la République sont bonnes. Et étant donné qu'il suffit d'un rien pour engendrer un monstre, ce malheureux décret a aussitôt donné des idées à des extrémistes qui ont lancé des grenades sur des cafés servant à boire pendant la journée, faisant plusieurs blessés depuis début juillet.

Car le discours sur la nécessité de respecter la sensibilité des musulmans est un terrorisme moral qui ne tarde pas à se traduire en terrorisme bien réel. Nous en avons maintes fois fait l'expérience.

Et les bonnes mœurs du maire de Tripoli ne dépareillent pas avec les récents appels d'un groupe extrémiste sunnite – les Brigades Ahrar Al-Sunna – à "épurer la plaine de la Bekaa, et plus généralement le Liban, des églises chrétiennes" et à "empêcher les cloches de sonner". Peut-être pour Monsieur le maire aussi, les cloches sont incompatibles avec "la sensibilité des musulmans".



Envoyé de mon Ipad 

mardi 8 juillet 2014

Le wahhabisme au service des américains - AgoraVox le média citoyen

Le wahhabisme au service des américains - AgoraVox le média citoyen

Le wahhabisme au service des américains

CURIEUX AMÉRICAINS ! Ils ont fait la chasse systématique aux communistes, jusqu'à l'obsession avec le maccarthysme qu'ils soient marxistes, léninistes, trotskistes, staliniens, maoïstes. Ils ont lutté avec le même acharnement contre le communisme qu'il soit cubain, vietnamien, chinois, ou celui des pays de l'est ... Car ils savaient que ce qui les fonde, c'est la doctrine de Hegel et la pensée révolutionnaire de Marx qui s'en inspira ! 

Or depuis la chute du mur de Berlin qui a signé la fin du communisme et la fin de la guerre froide qui l'accompagna à la suite de la dislocation de l'URSS, il semble que les américains ont choisi le wahhabisme pour remplir le vide laissé par le communisme !

S'ils ont combattu avec autant d'énergie le communisme, c'est parce qu'il est la négation de ce qui fonde leur nation, puisqu'il prône l'inexistence de dieu, interdit les religions et s'est déclaré pour ennemi le capitalisme !

Avant eux, les anglais ont compris l'intérêt à instrumentaliser le wahhabisme dans l'empire ottoman pour accélérer sa chute. Ce qu'ils ont parfaitement réussi, voyant dans les adeptes de cette obédience obscurantistes, plutôt des alliés !! 

Si les américains ont repris à leur compte cette stratégie de domination des peuples "arabes" par le biais d'un système politico religieux qui a fait ses preuves, c'est parcequ'il prône le capitalisme sauvage mais surtout il rejoint leur vision messianique du monde : ce n'est pas par hasard que les évangélistes extrémistes rejoignent les sionistes, tous deux s'appuyant sur le wahhabisme qui sert parfaitement leur vision du monde selon "les écritures saintes". 

Puisque le wahhabisme non seulement encourage la pratique du capitalisme sauvage, mais il a un autre avantage qui n'a pas échappé aux américains : l'individu n'est pas au centre de la préoccupation de ce système politico-religieux, puisqu'il est noyé dans la masse dite la Oumma, dominée par le chef à la fois spirituel et temporel ! Donc point de liberté pour les individus ni de démocratie. Ce qui facilite bien les affaires, le commerce ... et le reste !!

Autrement qui peut croire que les américains se soient laissés duper par toutes les chapelles "islamistes" pour les classer de "modérées" à "extrémistes" ... alors que ce qui les fonde toutes, c'est le wahhabisme .... Sayid Qotb étant pour Mohamed Abdelwahhab, ce que fut Karl Marx pour Hegel ? 

Pourquoi s'obstinent-ils à soutenir les frères musulmans et ce contre la volonté manifeste des peuples qui n'en veulent pas ? Pourquoi font-ils semblant de croire que les "frères" prônent un islamisme modéré compatible avec la démocratie ? Pourtant leur passage au pouvoir que ce soit en Egypte ou en Tunisie a suffit pour révéler leur triste vérité de parti totalitaire fasciste, sans foi ni loi, intéressé uniquement par l'argent !

Faut-il rappeler que même Khomeiny, qui a instauré l'islamisme au pouvoir en Iran, avait pour livre de chevet, le livre de Sayid Qotb, "le penseur révolutionnaire" des "Frères musulmans", qui a codifié le wahhabisme "politique" pour en faire un système politico-religieux astucieux pour prendre le pouvoir et le conserver ? !

A moins qu'ils jouent de la confusion générale, utilisée par les islamistes eux-mêmes, pour brouiller les pistes ; multipliant les chapelles et les partis : "Frères musulmans", "Salafistes", "Al Qaïda", "Ansar Chariaa", "Bokoharam" ... trouvant leur intérêt dans le wahhabisme comme système parfait pour dominer le monde dit "arabo-musulman" et faire échec au "printemps arabe" pour avorter les révolutions dans les républiques et empêcher les peuples d'accéder à la démocratie ; à fin de contrôler son or noir grâce à leurs protégés pétromonarques et leurs mercenaires "islamistes" ! D'où leur soutien aux "jihadistes-terroristes" de tous poils, et aux frères musulmans les mieux organisés "politiquement" !

Alors pourquoi toute cette comédie de prétendre défendre le droit des peuples à la démocratie et aux droits de l'homme ?

Rappelez-vous, la guerre en Irak avait pour but déclaré, l'instauration de la démocratie en ce pays. Qui par effet de contagion se transmettra aux pays de la région. Qui par effet dominos, fera chuter les dictateurs !

Et comme par hasard, les pays de la région sont tous des pétromonarchies sous contrôle américain et dont les pétromonarques sont leurs protégés depuis leur indépendance de l'empire colonial anglais !! 

Curieux que les américains veulent de la démocratie dans une république et qu'ils aient toujours fermé les yeux sur les exactions des régimes monarchiques absolues et totalitaires !! Quelle hypocrisie !

Avec pour résultat : un Irak tombé sous l'hégémonie de l'Iran ... ennemi des EU depuis l'arrivée des islamistes au pouvoir !

Leur cynisme est affligeant, puisque le paradis qu'ils promettent aux "arabes" est pavé de bonne intentions : LIBERTÉ, DÉMOCRATIE, DROIT DE L'HOMME ! Beaux principes, devenus tartes à la crème, totalement vidés de leur sens, mais prétextes pour toutes leurs "interventions militaires" !

Avec le wahhabisme, tout est bon pour les américains ; puisque Hillary Clinton affirmait devant le congress que les arabes ont fait du bon travail, parlant des pétromonarques évidemment ! Ils fournissent la chair à canon et financent les guerres qu'ils déclenchent avec le feu vert de l'oncle Sam. Que peuvent espérer de mieux les américains : pas de pertes humaines ni de budget de guerre pour contrôler l'or noir "arabe", sinon réduit au strict minimum. Tout est bénef' pour eux.

Ils leur suffisait de jouer des ambitions des uns et des autres, parmi les adeptes du wahhabisme : les Ibn Saoud et leur frère ennemi l'émir du Qatar se rêvant Calife du monde dit "arabo musulman" ; et leurs concurrents "Les frères musulmans", soutenus par l'émir du Qatar, se rêvant calife à la place du calife ... auxquels les Ibn Saoud font la guerre de peur pour leur trône.

Puisque à la faveur de la guerre froide, le wahhabisme sera "réactivé", et donnera l'occasion à ses adeptes de réaliser leur vieille lubie : la reconstitution du Grand Califat de l'âge d'or Omeyade, englobant les pays musulmans et bien au-delà. Comme elle sera l'occasion pour les Ibn Saoud de donner des gages aux religieux wahhabites pour respecter le deal passé entre leur tribu et celle d'Ibn el Wahhab. 

Ainsi après l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS, les américains n'ont rien trouvé de mieux que de jouer la carte des "religieux" pour bouter les russes "mécréants" hors de ce pays. Ce qu'ils feront avec succès avec l'aide des saoudiens qui trouveront là une opportunité pour "occuper" les religieux wahhabites hors du royaume, où leur revendications incessantes commencent à exaspérer le monarque.

Une opportunité pour les Ibn Saoud et leur frère ennemi, l'émir du Qatar, pour diffuser le wahhabisme par le financement des guerres de "libération" des peuples, des écoles coraniques et des universités religieuses à travers le monde entier. Mais aussi par le financement de plusieurs chaînes de TV religieuses et par la formation de "cheikh" et autres prédicateurs, aussi bien en Orient qu'en Occident ; sans parler du financement des mosquées partout dans le monde. 

Dans un marché de dupes, les pétromonarques ont compris que l'Occident a besoin de leurs pétrodollars pour renflouer son économie pour tout acheter ... jusqu'à ses responsables politiques ! Pour cela il suffit de passer de grosses commandes d'armes, d'avions ... pour permettre à l'industrie occidentale de ne pas sombrer ! Armes, soit dit en passant, qui ne leur servent en rien dans leur pays ; puisqu'ils se méfient de leur propre armée, préférant confier leur sécurité aux américains !

En contre partie, les pétromonarques exportent ce qu'ils maîtrisent le mieux : le wahhabisme. Ils financent les écoles coraniques, les centres cultuels et "culturels" ; et fournissent les cheikhs pour les animer ; à charge pour les américains de former aux techniques de guerre, les talibans sortis de ces écoles ; et les armer pour le "Jihad" contre les "kouffar" (mécréants), ... ceux qu'ils désigneront à la "vindicte" des pétromonarques, comme ennemi des EU ! 

Ainsi les deux pétromonarques vont profiter du "printemps arabe" pour essayer de les avorter, mais aussi pour se bousculer dans leur course à l'hégémonie sur ces républiques !

L'émir du Qatar soutient le frère musulman Ghannouchi comme il a soutenu Morsi et ses "Frères" en Egypte ; pendant que son rival Ibn Saoud tentera de créer des partis encore plus radicaux et plus extrémistes pour essayer de rattraper son retard sur l'émir du Qatar …

Car à tort ou à raison, l'installation de la démocratie dans ces pays, signera pour eux le début de la fin des monarchies arabes !

Un jeu de dupe qui n'échappe pas aux ennemis des EU : Russie, Iran, Chine ... pour dénoncer les bédouins d'Arabie et contrer l'offensive américaine sur les régions pétrolifères. Mais dont les Occidentaux découvrent à leur dépens les dégâts du wahhabisme, cancer du siècle, qui leur revient comme un boomerang !

Devant cette guerre des religions qui ne dit pas son nom, il ne reste aux peuples que de résister au wahhabisme et ceux qui l'instrumentalisent que ce soit les occidentaux ou les islamistes, traîtres à leurs pays ; pour ne compter que sur eux-mêmes car dans la realpolitik des "dirigeants" du monde, il n'y a que les intérêts qui priment : chacun pour soi ! Le reste et les belles idées du siècle des Lumières, ne sont que pour les berner.


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Envoyé de mon Ipad 

lundi 7 juillet 2014

Des musulmans rejettent le nouveau « calife » autoproclamé | La-Croix.com

Des musulmans rejettent le nouveau « calife » autoproclamé | La-Croix.com

Le « calife » Abou Bakr Al-Baghdadi prêche dans une mosquée de Mossoul dans une vidéo de propagande diffusée samedi 5 juillet.

Le chef de l'État islamique en Irak au Levant (EIIL), Abou Bakr Al-Baghdadi, désigné par son groupe « calife », est apparu samedi 5 juillet pour la première fois dans une vidéo postée sur des sites djihadistes, appelant tous les musulmans à lui « obéir ».

Son appel a été filmé vendredi, lors d'un prêche dans une mosquée de Mossoul, deuxième ville d'Irak (nord) conquise lors de l'offensive lancée par ses combattants le 9 juin en Irak.

« Je suis le wali (le chef, le guide, NDLR) désigné pour vous diriger, mais je ne suis pas meilleur que vous ; si vous pensez que j'ai raison, aidez-moi et si vous pensez que j'ai tort conseillez-moi et mettez-moi sur le droit chemin », dit-il, turban noir sur la tête et vêtu d'une abaya noire. « Obéissez-moi tant que vous obéissez à Dieu en vous ».

Monde sunnite divisé

Le « calife » est le titre donné aux successeurs du Prophète de l'islam, Mohammed, chargé de diriger le monde musulman. Toujours issus de familles arabes proches de la famille ou de la tribu de Mohammed, les califes sont progressivement marginalisés à partir du XIe siècle au profit des sultans. Alors que le dernier calife est encore en vie, Mustapha Kémal, premier président turc, abolit le califat en 1924.

Mais la légitimité du nouveau « calife » autoproclamé est largement contestée. Pour l'heure, seuls quelques groupes de combattants en Syrie lui ont manifesté leur soutien.

En Irak, l'association des oulémas a indiqué que l'État islamique n'avait « consulté ni les habitants d'Irak, ni ceux de Syrie » en proclamant le califat. Et en Arabie saoudite, le quotidien Al-Riyadh, proche du pouvoir, a écrit que le califat était « réduit à une personne à la tête d'une organisation terroriste ».

Désormais, c'est au tour de l'influent prédicateur qatarien d'origine égyptienne, Youssef Al-Qaradaoui, grande figure de la confrérie des Frères musulmans, de condamner l'initiative.

« La démarche viole la charia »

« Nous souhaitons l'avènement du califat le plus tôt possible, mais la démarche de l'État islamique viole la charia et a des conséquences dangereuses sur les sunnites en Irak et sur la révolte en Syrie », a-t-il déclaré au nom de l'Union mondiale des oulémas musulmans qu'il préside, rapporte l'AFP.

Le titre du calife doit être « accordé par la nation musulmane entière », rappelle le prédicateur dont la confrérie revendique, elle aussi, le leadership sur le monde sunnite…

Interrogé par Radio Vatican, le chef de cabinet du mufti du Liban et directeur de Dar-el-Fatwa, Mohamed Nokari estime lui aussi que le chef de l'EEIL n'est pas « habilité à exercer cette fonction ».

« C'est un groupe fermé, venu pour faire la guerre, dont la majorité des membres vient peut-être de l'Europe et qui n'est pas en contact avec les autorités religieuses », avance ce spécialiste du droit islamique, par ailleurs très investi dans le dialogue islamo-chrétien au Liban.

Semer le trouble

« Un système califal fondé sur le terrorisme ne peut être reconnu par les musulmans. 99 % d'entre eux ne sont pas d'accord avec ce système. Même des mouvements salafistes et djihadistes sont opposés à l'EEIL », assure Mohamed Nokari, en s'interrogeant sur l'avenir de cet « État islamique » qui ne sera reconnu « ni par les pays arabes ni par les pays occidentaux ».

« Peut-être leur intention est-elle de semer le trouble dans les pays arabes et de casser leurs frontières ? Mais je ne crois pas qu'ils vont atteindre leurs objectifs ».

Le responsable libanais qualifie par ailleurs de « déviations très graves de l'islam » les atteintes commises contre plusieurs églises chrétiennes à Mossoul - démontage des croix notamment. « Ceci est contraire au traité (dhimma en arabe, d'où le nom de dhimmis donné entre autres aux chrétiens dans le monde musulman, NDLR) conclu par le Prophète avec les chrétiens », souligne-t-il.



Envoyé de mon Ipad 

dimanche 6 juillet 2014

Le Liban vit au rythme des menaces jihadistes - Jeanine JALKH - L'Orient-Le Jour 4/7/2014

Le Liban vit au rythme des menaces jihadistes - Jeanine JALKH - L'Orient-Le Jour

Le Liban vit au rythme des menaces jihadistes

Entre la menace brandie contre les églises du Liban, la promesse de libération imminente faite aux prisonniers islamistes de Roumieh par leurs « frères » du Front al-Nosra et la perspective d'autres cellules dormantes ou en activité, le Liban frissonne et s'attend au pire.

Le renforcement des mesures sécuritaires autour de plusieurs bâtiments considérés comme « vulnérables » – les QG des FSI et de la Sûreté générale, ainsi que le ministère de l'Intérieur – reflète on ne peut mieux la tension et la peur qui règnent depuis quelques mois dans le pays.

Alors que nombre d'observateurs croyaient que la menace jihadiste était exclusivement dirigée contre les chiites et les milieux proches du Hezbollah, les convictions ont basculé hier après la menace formulée par les «Brigades des sunnites libres de Baalbeck » de s'en prendre aux églises du Liban si leurs cloches venaient à sonner.
Même si l'on hésite encore dans certains milieux à prendre au sérieux cette menace, surtout que personne ne détient à ce jour des informations précises sur ce groupuscule, les instances sécuritaires n'écartent pas la possibilité de voir les membres de cette formation passer à l'action.

(Lire aussi: Les menaces des Brigades des sunnites libres de Baalbeck contre les chrétiens « ne sont pas sérieuses », estime une source sécuritaire)


Une source sécuritaire autorisée reconnaît qu'à ce jour, les seules informations que les autorités détiennent sont les multiples revendications faites par ces brigades qu'aucun autre groupuscule n'est venu démentir à ce jour, ce qui laisse croire qu'ils pourraient réellement exister et que la brigade, dont aucun membre n'a été arrêté à ce jour, n'est pas nécessairement fictive.
« Ils ont déjà revendiqué plusieurs attentats à la voiture piégée et tirs de roquettes. Rien ne les retiendra et ils pourraient bien s'en prendre aux églises », relève la source.
Selon un responsable haut placé, les soupçons sont dirigés vers les « Brigades de Ziyad Jarrah », mais l'enquête se poursuit et l'alerte est de mise.

En menaçant pour la première fois les lieux de culte chrétiens, ce groupuscule ne vise pas nécessairement une communauté précise, croit savoir le responsable. Il cherche tout simplement à saper les fondements de l'État là où il le peut afin de renflouer sa puissance en vue de maîtriser le terrain dès que possible.
Le terrorisme par définition ne peut prospérer que dans des États en faillite, comme c'est le cas en Syrie et en Irak, rappelle-t-il. Il s'en prend en premier et dernier lieu à l'État et à ses symboles qu'il veut anéantir pour pouvoir réaliser ses ambitions propres.

(Lire aussi: Une mobilisation tous azimuts des forces des l'ordre)


À ce jour, près de 20 personnes ont été arrêtées dans le cadre de la lutte antiterroriste renforcée depuis près de deux mois. Soit plus de cinq réseaux, dont quatre ont été démantelés par l'armée libanaise et plusieurs de leurs membres arrêtés, en plus de cinq commandants importants des Brigades de Abdallah déjà sous les verrous.
Hier, l'armée a de nouveau mis la main sur des charges explosives enterrées dans un terrain à Fnaydek, sur base d'informations recueillies auprès de Mahmoud Khaled, l'une des personnes arrêtées dans le cadre du réseau dirigé par Mounzer el-Hassan, toujours en fuite.

À ce jour, personne ne sait exactement combien de groupuscules ce dernier dirige et quelle est l'envergure des mouvements auxquels il fournissait armes, explosifs et soutien logistique.
« C'est la méthode israélienne des maillons télécommandés. Chacun exécute une mission sans pour autant savoir ce que fait l'autre maillon de la chaîne et qui est exactement aux commandes supérieures », confie une source sécuritaire.

(Pour mémoire : L'armée saisit des explosifs au Akkar ; les forces de l'ordre sur le qui-vive pour le ramadan)


La question qui reste toutefois posée est de savoir quelle est l'ampleur exact de ce phénomène au Liban. Une interrogation à laquelle personne ne peut répondre à ce stade.
Selon l'expert militaire, il faut examiner le phénomène dans sa globalité et dans ses caractéristiques propres pour comprendre son importance. Il y a actuellement tout un climat social, politique et géostratégique qui le favorise, de l'Irak jusqu'au Liban, en passant par la Syrie et l'Arabie saoudite.
« Toute autorité qui utilise l'élément sécuritaire pour opprimer le peuple finit par en payer le prix », dit-il, en allusion aux méthodes utilisées par Nouri al-Maliki, notamment, qui s'est aliéné la majorité des sunnites, y compris les chefs de tribu et une bonne partie des chiites. Allusion également faite à Bachar el-Assad.

(Lire aussi: L'État islamique accusé d'avoir volé la cause du califat)



Selon ce spécialiste, la stratégie des jihadistes est la terreur couplée à la propagande. C'est la raison pour laquelle ils ne tardent jamais à signer leurs opérations en les revendiquant haut et fort. La propagande et le tapage médiatique auxquels ils recourent servent à leur conférer une plus grande envergure que celle qu'ils ont en réalité.
Ils cherchent en outre à faire parvenir à leur adversaire un message sanguinaire pour montrer leur puissance et faire pencher la balance en leur faveur, dit-il.

C'est sous cet angle qu'il faudrait peut-être comprendre l'appel lancé mercredi par l'émir du Front al-Nosra au Qalamoun, en Syrie, Abou Malek Chami, qui, dans un enregistrement sonore, a défié ouvertement l'État libanais, promettant aux prisonniers islamistes de Roumieh une « libération imminente ». Des menaces qui expliquent les mesures sécuritaires draconiennes imposées autour de ce lieu de détention depuis deux jours.
Selon une source sécuritaire, les mesures ont été prises non seulement à la lumière des récentes menaces d'al-Nosra, mais également à cause d'informations faisant état de la complicité de plusieurs prisonniers islamistes avec des jihadistes de l'extérieur. Les détenus, munis de téléphones mobiles à l'instar de la majorité des prisonniers, ont commandité plusieurs attentats et orchestré des vols et des rapts à partir de leurs cellules.

En soirée, les lumières devaient être braquées sur la manifestation à laquelle ont appelé des chefs religieux islamistes à Tripoli, une ville qui paye, depuis deux jours, le prix de son insoumission aux lois que tentent d'imposer les extrémistes. Lâchées par leurs représentants politiques sunnites au gouvernement et au Parlement depuis l'expansion du phénomène jihadiste dans le pays, les figures de proue islamistes tentent de remobiliser l'opinion publique sunnite par le biais de la rue. L'arrestation par les services de renseignements de l'armée il y a quelques jours de Abou Obeida Zahraman, accusé de terrorisme – un proche de cheikh Salem Raféi – risque d'alimenter, une fois de plus, le ressentiment contre la troupe, sans grand succès. Les Tripolitains sont d'autant plus blindés aujourd'hui qu'ils ne sont pas prêts à renoncer à la stabilité qu'ils viennent enfin de savourer. Ils ne sont pas prêts non plus à abandonner la ville aux mains des extrémistes, si l'on en croit un responsable sécuritaire.

Lire aussi
Les mystères de l'EIIL et la main des États-Unis..., l'éclairage de Scarlett Haddad

Réunion sécuritaire au Sérail : les forces armées déjoueront les plans visant à déstabiliser le Liban

Les Brigades Abdallah Azzam lancent – en persan – un ultimatum au Hezbollah



Envoyé de mon Ipad 

jeudi 3 juillet 2014

كلام جميل في العيش المشترك اللبناني



كلام جميل في العيش المشترك اللبناني 

في مَتل بيردِّدوه إخوتنا المسلمين
وسامعو أكتَر مِن مَرَّه
وكان يستَرعي إنتباهي وهوِّ:

" الله يكَبِّر الصَّليب بهالبَلَد"!

أكيد بيقصد المَتَل إنو الصّليب ضمانِه للمَسيحيين والمسلِمين سَوا.
الخلطَه السِّحريِّه اللي خَلِّت بَلَدنا حِصرمِه بعيون المتطرّفين،
واللي لَحَدّ هَلَّق جَنّبتنا ويلات أيمَن الظّواهِريوأوساما بِن لادِن وأبو مِصعَب الزِّرقاوي ومؤخّراً أبو بَكر البَغدادي،
هَيي إنو المسيحي والمِسلِم بلبنان عايشين سَوا بفَرد بيت وفَرد مَكتَب وفَرِد مدرَسِه وَفَرد جامعَه وفَرد شارِع وفَرِد حَقلِه..

بلبنان بيتزَوَّج المَسيحي من مسلِمِه والمسلِم من مَسيحي وما بيتغَيَّرشي بِحَياتُن،
لأنو في كتير إشيا مشتَرَكِه حتّى بين الدّيانتَين.

نَحنا بزَمن رَمَضان هالشَّهر الفَضيل.
صَدّقوني بَعرِف مِسيحيّي ماسكين واجِب مَع المسلِمين وصايمين مَتلُن وهالشّي بينطِبَق كَمان عا صيام المَسيحيي وياما شايف مَسيحيي عَميِفطَرو عا ضَرب المَدفَع وياما شايِف مسلِمين بالطّابِق الأوَّل من البنايِه عَميبعَتو صَحن قَواطِع لجَيرانن المَسيحيي عالطّابِق التاني.

المَسيحي بيقول "رَمَضان كَريم" مِن كِلّ قَلبو
متل ما المِسلِم بيقول "ميلاد مَجيد" مِن كِلّ قَلبو.
لَمّا بيجينا وَلَد منفرَح سَوا
ولمّا منفقد غالي منِنعيه سَوا.

بلبنان مِنهَنّي بَعضنا بأعيادنا الدينيِّه
وياما فايت عا بيوت أصدِقاء مسلِمين وشايِف فيها شَجرِة الميلاد خَمس متورا مَع مَغارِة بيت لَحم والعَدرا ومار يوسف السلام عا إسمُن.
بتِفتَح القرآن الكَريم وبتِقرا عن مَريَم العَدرا بسِورِة مَريَم كلام بِغايِة الألوهَة بالإنجيل المقدّس نَفسو مَ بِتقراه!

طْلَعو بِالويك أند عا حيالله مَزار أو دَير أو صَومَعَه خصوصاً بالجبال بِتشوفو نِسوان مَحَجِّبِه خاشعَه أمام القِدّيسين عا مَدبَح الكنيسِه وبتشوفو المَسيحّيين مِتل المِسلِمين عَميضَوّو شموع عا نيِّة أهلُن ومَرضاهُن ومَوتاهُن.

أنا شايِف صُوَر وتَماثيل لَقدّيسين ببيوت مسلِمين أكتَر ما شايِف منها ببيوت مَسيحيِّه.
مارون عَبّود المَسيحي سَمّى إبنو محَمَّد ومسلمين كتار سّموهُن أهاليهُن أسماء مَسيحيِّه.
فوتو عا مَدارِس الرّهبان والرّاهبات والإرساليّات بلبنان وعِدّو فيها التلاميذ المسلِمين بتتفاجَأو.
لبنان بَلَد عِلماني للعَضِم رغم طائفيِّة نِظامو السياسي عَكس كِلّ الدّوَل المُحيطَه.
لبنان البَلَد الوَحيد اللي بتسمَع فيه جَرَس الكنيسِه وصَوت الأذان بعاد مِترَين عَن بَعضُن.

ميشان هَيك أنا مِش خايِف من داعِش على لبنان
ولا خايِف من أبو بَكر البَغدادي على لبنان.

هَودي كِلُّن فقّاعات صابون
ولبنان وَحدو باقي!
أروني ألفا 
المصدر :
٣/٧/٢٠١٤
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