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jeudi 21 juillet 2016

« Combattre le salafisme par la connaissance et le savoir » - La Croix

« Combattre le salafisme par la connaissance et le savoir » - La Croix

« Combattre le salafisme par la connaissance et le savoir »


Réagissant aux propos de Manuel Valls sur le salafisme, mercredi 20 juillet à l'Assemblée, le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, reconnaît que les musulmans ont leur rôle à jouer pour combattre le salafisme. Il soulève également le nécessaire soutien de l'État pour les y aider.


Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon.
ZOOM
Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon. / Romain Lafabregue/AFP
ENTRETIEN
Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon
La Croix : En récusant la proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet de mettre hors-la-loi le salafisme en tant que dérive sectaire, le premier ministre, Manuel Valls, a déclaré, mercredi 20 juillet, à l'Assemblée nationale, qu'il appartenait aux musulmans de France de mener ce combat partout « dans les mosquées, dans les quartiers, dans les familles ». Comment réagissez-vous à ces propos ?
Kamel Kabtane : Les musulmans français doivent en effet lutter contre le salafisme. Mais l'État doit leur donner les moyens de le faire, les moyens d'agir. Le salafisme est souvent le fait de ceux qui se raccrochent à ce qui est le plus facile à comprendre. C'est pour cela qu'il est nécessaire de faire accéder ces personnes à la connaissance, leur permettre de comprendre ce qu'est, véritablement, leur religion. La seule façon de lutter contre le salafisme est d'apporter la connaissance, le savoir. Et de faire en sorte que les musulmans se sentent pleinement Français, et non pas rejetés. Car le salafisme est aussi la religion de ceux qui se sentent mis de côté, marginalisés.
> À lire Le salafisme cherche à s'imposer dans l'islam
Quels sont les moyens actuels mis en œuvre pour lutter contre ce mouvement extrémiste ?
K. K. : Ils ne sont pas assez nombreux, actuellement. Nous manquons ainsi d'institutions qui peuvent aider les gens à se former, s'éduquer. Il y a bien ces formations dispensées en France destinées aux imams de France. Mais les musulmans doivent encore se prendre en charge pour les former et se former, pour approfondir leur connaissance des textes par rapport au contexte.
Les parents, à leur échelle, essaient aussi de transmettre leurs connaissances mais dans bien des cas, beaucoup n'ont pas les compétences et les moyens de le faire. Originaires de pays étrangers, ils se sont souvent employés en priorité à faire vivre leur famille. C'est pour cela qu'il est nécessaire de les aider à évoluer et créer des centres culturels, comme celui de l'Institut français de civilisation musulmane (IFCM), à Lyon, pour les accompagner dans leurs tâches et faire évoluer les esprits, pour enseigner, éduquer. Il y a un vrai travail de fond à mener.
> À lire À Lyon, le projet d'Institut français de civilisation musulmane fait débat
Pourquoi est-ce important de lutter contre le salafisme ?
K. K. : Pour éviter des violences telles qu'on les connaît en Irak ou en Syrie par exemple. Ces salafistes utilisent la religion à des fins de violence. Je dis ces salafistes parce que d'autres n'ont pas la même vision de l'islam qu'eux. Je pense notamment aux salafistes quiétistes qui ont, uniquement, choisi de vouer leur vie à Dieu et qui se sont consacrés à la prière. Ils existent en France et je pense qu'il est important de le souligner.
Recueilli par Isabelle Demangeat




JTK

mardi 17 mai 2016

Brève - Paroles de salafiste... A ne pas manquer ! - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Brève - Paroles de salafiste... A ne pas manquer ! - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Brève – Paroles de salafiste… A ne pas manquer 

ISLAM-2-Avril-2016-Pierre-PICCININ-da-PRATA-702x336PAROLE DE SALAFISTE, A LIRE ABSOLUMENT !

Document exceptionnel publié par Le Courrier du Maghreb et de l'Orient : une interview franche et sans détour d'un imam salafiste prêchant en France, proche de Dalil Boubakeur (il est membre de sa « Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris »).
Ce partisan du « vrai islam », inattaquable par ses références constantes aux textes, explique son projet, celui de l'islam : condamnation sans équivoque des « mauvais musulmans », mensonge et dissimulation du projet guerrier, subversion, violence et guerre …
Il reconnait pourtant qu'à « l'époque des califes omeyades, on inventait de faux hadiths pour plaire au Calife et justifier sa politique impie !« . Comment fonder ainsi l'engagement de sa vie et la guerre menée au monde sur une telle ambiguïté en matière de vérité historique ? Qui lui fera lire Le Grand Secret de l'Islam ?
Quelques morceaux choisis :
« Le Salafisme, c'est la pratique de l'Islam à l'identique du Prophète –PBSL- et de ses compagnons »
« Il faut s'en tenir aux écritures qui sont sans ambiguïté »
« Ce qu'ils appellent « fondamentalisme », « radicalisme », « extrémisme »… c'est en réalité et tout simplement l'Islam pur, véritable, qui se conforme sans la moindre corruption, sans le moindre écart aux enseignements du Prophète »
« Non, l'Islam n'est pas une religion de paix au sens qu'ils croient »
« Le Coran ordonne aux Musulmans de combattre ceux qui refusent la parole de Dieu et qui, l'ayant entendue, ne la respectent pas »
« le Prophète lui-même a lancé des guerres contre les mécréants, non plus défensives, mais pour porter la parole. Il a élargit alors le devoir de djihad et a dit : « Combattez-les d'abord jusqu'à ce que les persécutions cessent et, ensuite, jusqu'à ce que la religion soit entièrement à Dieu. » [s2,193]
« Les imams qui prêchent la vérité de l'Islam se cachent »
[le journaliste] Une question qui fâche : vous êtes « proche » du Recteur de la Grande Mosquée de Paris, m'avez-vous dit. Qui promeut un Islam « de la République ». Vous jouez donc sur plusieurs tableaux ?
« Il est difficile de développer cette question et de t'en dire plus… Et, comme je te l'ai dit d'entrée, il est inutile pour nous de nous exposer à ce stade de notre cheminement. (…) le climat médiatique et policier du moment n'est pas propice à en dire davantage sur nous-mêmes »
Première partie :
http://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/islam/islam-interview-premiere-partie-la-parole-est-aux-salafistes/
Deuxième partie :
http://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/islam/islam-interview-deuxieme-partie-la-parole-est-aux-salafistes/


JTK

mardi 22 septembre 2015

EGYPTE - Fatwa permettant d'admettre les coptes sur les listes électorales d'un parti salafiste



Début du message transféré :

Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 22 septembre 2015 13:52:29 UTC

AFRIQUE/EGYPTE - Fatwa permettant d'admettre les coptes sur les listes électorales d'un parti salafiste

Le Caire (Agence Fides) – Les dirigeants du parti salafiste al-Nour ont dû recourir à une ancienne fatwa, émise par le cheikh albanais Mohammed Nasreddin al Albani, pour justifier aux yeux des cadres et des militants les plus rigides la cooptation de candidats coptes sur les listes électorales de la formation politique islamiste en vue des prochaines élections législatives. Selon des sources coptes consultées par l'Agence Fides, la fatwa prononcée par le spécialiste de la loi coranique disparu en 1999 – et aujourd'hui reprise comme référence par les responsables d'al-Nour – justifie la présence de baptisés sur les listes électorales de matrice islamiste par le fait que les chrétiens sont considérés comme moins dangereux pour l'islam que les athées et qu'ils représentent par suite une sorte de moindre mal.
Entre temps, des discussions relatives à l'opportunité de porter candidats des chrétiens au sein des listes islamistes se poursuivent y compris au sein de la communauté copte. Ces jours derniers (voir Fides 11/09/2015), Nader El-Serafy, candidat chrétien sur les listes d'al-Nour, en réponse aux polémiques déclenchées par ceux qui critiquent son choix, avait souligné que l'Eglise copte (orthodoxe) n'avait jamais condamné le choix des chrétiens décidant de militer dans les partis d'inspiration islamiste. A son avis, la présence de baptisés sur les listes d'al-Nour représente « un modèle optimal d'exercice de la citoyenneté » et démontre que les personnes de foi religieuse différente peuvent coexister au sein de la même formation politique sur la base de programmes fondés davantage sur l'intérêt national que sur des revendications particulières. (GV) (Agence Fides 22/09/2015)