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mercredi 14 février 2018

Lettre ouverte au Pape François concernant l’islam.


Lettre ouverte au Pape François concernant l’islam.

Lettre ouverte au Pape François concernant l’islam.
Des ex-musulmans devenus catholiques, et leurs amis, à Sa Sainteté le pape François, au sujet de son attitude vis-à-vis de l’islam.
(Dès que cette lettre ouverte aura atteint un nombre significatif de signataires, elle sera adressée au Pape François . N’hésitez-pas à la signer )
Voici ci-après le texte d’une Lettre ouverte au Pape François que vous pouvez signer. Nous la lui présenterons dès qu’elle aura atteint un nombre significatif de signataires. Merci de la faire connaître. A toute fin utile, nous rappelons que : « Selon le savoir, la compétence et le prestige dont jouissent les fidèles, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes. (Canon 212 § 3) » :
Des ex-musulmans devenus catholiques, et leurs amis,
à Sa Sainteté le pape François,
au sujet de son attitude vis-à-vis de l’islam.

Très Saint Père,
Plusieurs d’entre nous, à maintes reprises, et depuis plusieurs années, avons cherché à vous contacter, et nous n’avons jamais reçu le moindre accusé de réception de nos lettres ou demandes de rencontre. Vous n’aimez pas les mondanités, et nous non plus, aussi permettez-nous de vous dire très franchement que nous ne comprenons pas votre enseignement au sujet de l’islam, tel que nous le lisons par exemple dans les paragraphes 252 et 253 de Evangelii gaudium, parce qu’il ne rend pas compte du fait que l’islam venant APRÈS le Christ, est, et ne peut être qu’un Antichrist (Cf. 1 Jn 2.22), et l’un des plus dangereux qui soient du fait qu’il se présente comme l’accomplissement de la Révélation (dont Jésus n’aurait été qu’un prophète).

Si l’islam est en lui-même une bonne religion, comme vous semblez l’enseigner, pourquoi sommes-nous devenus catholiques ?
Vos propos ne remettent-ils pas en cause le bien-fondé du choix que nous avons fait… au péril de notre vie ? L’islam prescrit le meurtre des apostats (Coran 4.89 ; 8.7-11), l’ignorez-vous ?
Comment est-il possible de comparer la violence islamique et la prétendue violence chrétienne ?! « Quel rapport entre le Christ et Satan ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? (2 Co 6.14-17) » Conformément à Son enseignement (Lc 14.26), nous L’avons préféré, Lui, le Christ, à notre propre vie.
Ne sommes-nous pas bien placés pour vous parler de l’islam ?
En réalité, du moment que l’islam veut que nous soyons son ennemi, nous le sommes, et toutes nos protestations d’amitié n’y pourront rien changer. En bon Antichrist, l’islam n’existe qu’en étant l’ennemi de tous : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) ».
Pour le Coran, les chrétiens « ne sont qu’impureté (Coran 9.28) », « les pires de la Création (Coran 98.6) », tous condamnés à l’Enfer (Coran 4.48), aussi Allah doit-il les exterminer (Coran 9.30). Il ne faut pas se laisser abuser par les versets coraniques réputés tolérants, car ils ont tous été abrogés par le verset du Sabre (Coran 9.5).
Alors que l’Évangile annonce la bonne nouvelle de Jésus mort et ressuscité pour le salut de tous, accomplissement de l’Alliance initiée dans le peuple hébreu, Allah n’a rien d’autre à proposer que la guerre et le meurtre des « infidèles » en échange de son paradis : « Ils combattent dans le chemin d’Allah, ils tuent et se font tuer.(Coran 9.111) ».
Nous ne faisons pas d’amalgame entre islam et musulmans, mais si pour vous le « dialogue » est la voie de la paix, pour l’islam il est une autre façon de faire la guerre. Aussi, comme il l’a été face au nazisme et au communisme, l’angélisme face à l’islam est suicidaire et très dangereux.
Comment parler de paix et cautionner l’islam, ainsi que vous semblez le faire :
Que le Pape semble proposer le Coran comme voie de salut, n’est-ce pas inquiétant ?
Devrions-nous retourner à l’islam ?
Source , suite , pour signer cette lettre , cliquez sur ce lien .

https://magazinelavoixdedieu.wordpress.com/2017/12/27/lettre-ouverte-au-pape-francois-concernant-lislam/

mercredi 11 janvier 2017

La non-violence, une manière d’être de la personne – Pax Christi


La non-violence, jusque-là, n’avait rencontré que quelques paroles bienveillantes de la part du magistère, mais cette fois le message du pape François lui ouvre toutes grandes les portes de notre Église. Tous les chrétiens qui croient à la non-violence comme moyen essentiel pour construire la paix se sentent reconnus et encouragés. Ils adressent un immense merci au pape.
Et comme la réflexion du pape François n’est pas réservée aux seuls chrétiens, ce sont les militants non-violents du monde entier, ceux de la « périphérie », qui se réjouissent d’être aussi profondément compris et soutenus.
La non-violence serait-elle synonyme de « capitulation, de désengagement, et de passivité ? » Non, dit le pape, « la non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants » ! Et il cite Gandhi, Martin Luther King ou Leymah Gbowee qui, avec des milliers de femmes de son pays, a obtenu l’ouverture de négociations qui ont mis fin à une guerre civile au Liberia.
Rappelant la chute des régimes communistes en Europe, il cite son prédécesseur Jean-Paul II : « Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie par l’action non-violente d’hommes qui, alors qu’ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ».
A l’inverse, constatant les ravages causés aujourd’hui par les guerres, le terrorisme, les migrations forcées, la dévastation de l’environnement, il interroge : « Tout ce qu’obtient la violence, n’est-ce pas de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de « seigneurs de la guerre ? » Non, dit le pape, « la violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux ».
Fondé sur des faits historiques incontestables, le discours est sans ambiguïté, construit pour convaincre croyants et incroyants, et il puise sa force aux sources profondes de l’Évangile. Là non plus, pas d’ambiguïté : « Étre aujourd’hui de vrais disciples de Jésus, dit le pape, signifie adhérer également à sa proposition de non-violence ». La non-violence n’est donc pas une option comme une autre, elle fait partie de l’adhésion première à la foi en Jésus Christ. Et reprenant les mots de Benoît XVI, il ajoute : « Ce n’est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d’être de la personne, l’attitude de quelqu’un qui est tellement convaincu de l’amour de Dieu et de sa puissance, qu’il n’a pas peur d’affronter le mal avec les seules armes de l’amour et de la vérité ».
Dans son encyclique « Laudato si’ », le pape parlait d’écologie intégrale pour dire qu’une conviction écologique ne sera efficace que si elle investit tous les niveaux de notre présence au monde, du plus intime à l’international. C’est la même exigence d’absolu qu’il rappelle à propos de la non-violence : « Depuis le niveau local et quotidien, jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes ! ».
À tous ceux qui désespèrent, à tous ceux qui cherchent un sens à leur passage sur terre, à tous ceux qui ne savent pas comment bâtir un monde meilleur, le pape François propose l’horizon lumineux de la non-violence. Son message du 1er janvier 2017 est un programme vaste et concret où chacun pourra puiser énergie et inspiration, un programme à lire, à relire pour qu’il nourrisse notre espérance et approfondisse nos propres engagements.
Jean-Pierre Rougeot
Membre de la commission Non-violence de Pax Christi


http://www.chretiensdelamediterranee.com/non-violence-maniere-detre-de-personne-pax-christi/

vendredi 30 décembre 2016

une lettre du pape François aux chrétiens d’Orient. Extrait :


Le 23 ddécembre, le Saint-Siège a publié une lettre du pape François aux chrétiens d’Orient. Extrait :
« La plupart d’entre vous vit dans un milieu à majorité musulmane. Vous pouvez aider vos concitoyens musulmans à présenter avec discernement une image plus authentique de l’islam, comme le veulent beaucoup d’entre eux, lesquels répètent que l’islam est une religion de paix qui peut s’accommoder du respect des droits humains et favoriser la cohabitation entre tous. »
Aussi vertueux et chrétien que soit ce postulat papal, il reste comme constat que les chrétiens d’Orient discernent mal le respect des droits humains et la cohabitation entre tous en terre d’islam. Ils n’ont, aujourd’hui, le choix qu’entre la conversion, l’exil ou la mort !
Loin de moi l’idée de souhaiter que François ait repris le flambeau d’Urbain II qui avait provoqué la croisade pour porter secours aux chrétiens d’Orient maltraités par les Turcs seldjoukides. On ne peut, en effet, demander au pape de surenchérir sur l’hérésie belliqueuse et d’ajouter du mal au mal. Mais cet abandon par le chef spirituel et politique de l’Église catholique laisse à l’évidence un goût amer.
Au Moyen-Orient, ils sont aujourd’hui 11 millions parmi 320 millions de musulmans, et pour survivre, ils cherchent partout une protection que les Occidentaux, par veulerie et lâcheté, se refusent à leur apporter avec une réelle détermination.
Parmi tous les infortunés, le pape lui-même a fait le choix de ramener avec lui des réfugiés non point chrétiens mais musulmans. Une belle leçon de philosophie humaniste qu’Érasme aurait appréciée.
Pour être louable, cette démonstration de charité chrétienne laisse la chrétienté dans la perplexité et le doute sur le sort réservé aux malheureux laissés-pour-compte là-bas ou ici.
Cette amertume est d’autant plus forte que les Européens vivent de plus en plus mal l’hégémonie de l’islam en terre majoritairement chrétienne.
Veuillez excuser cette philosophie de comptoir, mais si nous inversions les rôles ?
Peut-on, aujourd’hui, imaginer un pays musulman, avec sa « religion de paix qui peut s’accommoder du respect des droits humains et favoriser la cohabitation entre tous », où les chrétiens demanderaient que les cantines servent du porc, que l’abattage ne soit pas halal, que les femmes puissent avoir les cheveux au vent et porter jupes courtes et talons hauts ?
Peut-on, aujourd’hui, imaginer un pays musulman dans lequel 10 à 15 % de la population serait chrétienne et que, dans cette minorité, certains assassinent, égorgent, décapitent, immolent des musulmans au nom de la sainte Bible et du Christ, sans que cela ne se traduise par une révolte et du sang ?
Tel n’est pas le cas des chrétiens d’Orient qui n’égorgent personne, ne réclament rien, si ce n’est de vivre en paix dans les pays dans lesquels ils résident depuis l’origine du christianisme.
Hélas, cette espèce en voie de disparition sera comptabilisée dans les dommages collatéraux des méandres de l’histoire des religions.
Pardonnez ce syllogisme, mais les Européens ne réclament rien d’autre chez eux, si ce n’est le respect de leurs mœurs et religion issues d’une civilisation helléno-judéo-chrétienne que beaucoup vomissent désormais, comme si elle était évacuée d’une cloaca maxima.
« Pater dimitte illis non enim sciunt quid faciunt » 1
Notes:
  1. Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. ↩
http://www.bvoltaire.fr/richardpascal/le-pape-et-les-chretiens-dorient-chronique-dun-renoncement,302468

jeudi 24 novembre 2016

Condamner la violence est « notre responsabilité », affirme le pape aux responsables interreligieux

La Croix -Nicolas Senèze, à Rome, le 03/11/2016 à 12h33
Le pape François recevait jeudi 3 novembre au Vatican 200 responsables interreligieux, dont une délégation du Conseil français du culte musulman.
Le pape François a rappelé jeudi 3 novembre sa ferme opposition à ce que « le nom d’une religion ou de Dieu lui-même soit invoqué » pour justifier la violence.
« Que les religions, à cause du comportement de certains de leurs fidèles, ne transmettent plus un message faux, dissonant de celui de la miséricorde »,a insisté le pape devant environ 200 responsables de différentes religions réunis dans la Salle Clémentine du Vatican, dont une délégation du Conseil français du culte musulman (CFCM) conduite par son président Anouar Kbibech.
Ces responsables chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes ou hindouistes participent actuellement à un colloque interreligieux organisé à l’Université pontificale grégorienne dans le cadre de l’Année de la miséricorde.

« Que les religions soient “entrailles de vie” »

Dans son long discours, le pape a d’ailleurs rappelé que « le thème de la miséricorde est familier à beaucoup de traditions religieuses et culturelles où la compassion et la non-violence sont essentielles et rappellent le chemin de la vie ».
« Dans un monde troublé et avec peu de mémoire, qui file en en laissant beaucoup derrière lui sans s’apercevoir qu’ils errent le souffle coupé et sans but, nous avons aujourd’hui, comme l’oxygène, de cet amour gratuit qui renouvelle la vie, a souligné François. Il est très important que, face à la peur, aujourd’hui diffuse, qu’on ne puisse être pardonné, réhabilité et sauvé de sa fragilité. »
« Hélas, il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler de violences, de conflits, d’enlèvements, d’attaques terroristes, de victimes et de destructions. Et il est terrible que pour justifier de telles barbaries soit parfois invoqué le nom d’une religion ou de Dieu lui-même, a continué le pape. Que soient clairement condamnées ces attitudes iniques qui profanent le nom de Dieu et qui polluent la recherche religieuse de l’homme. Que soit au contraire favorisées, partout, la rencontre pacifique entre les croyants et une réelle liberté religieuse. »
« Notre responsabilité devant Dieu, l’humanité et l’avenir est grande et exige tous les efforts, sans aucune prétention, a martelé François. C’est un appel qui nous implique, un chemin à parcourir ensemble pour le bien de tous, avec espérance. Que les religions soient “entrailles de vie”, conduisant la tendresse miséricordieuse de Dieu pour l’humanité blessée et nécessiteuse ; qu’elles soient des portes d’espérance qui aident à traverser les murs érigés par l’orgueil et la peur. »
Nicolas Senèze, à Rome


http://www.la-croix.com/Religion/Pape/Condamner-la-violence-est-notre-responsabilite-affirme-le-pape-aux-responsables-interreligieux-2016-11-03-1200800501

jeudi 28 juillet 2016

Pour le pape, « le monde est en guerre », mais ce n’est pas une « guerre de religions »


LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/27/pour-le-pape-le-monde-est-en-guerre-mais-ce-n-est-pas-une-guerre-de-religions_4975498_3224.html#xSRC1Ri8R61smywq.99


Un prêtre est mort égorgé dans son église, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), et ce tragique événement n’a fait que conforter le pape François dans le diagnostic qu’il a posé dès les débuts de son pontificat. « N’ayons pas peur de direcette vérité : le monde est en guerre », a-t-il affirmé, mercredi 27 juillet, dans l’avion qui le conduisait de Rome à Cracovie, où se tiennent jusqu’à dimanche les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Mais, a-t-il aussitôt précisé, il ne s’agit « pas d’une guerre de religions », car « toutes les religions veulent la paix ».

Instituées par Jean Paul II dans les années 1980, les JMJ sont d’abord un immense rassemblement (ils pourraient être jusqu’à deux millions, dimanche, dans la seconde ville polonaise) de jeunes catholiques venus du monde entier pour deux semaines de prières, de rencontres et d’échanges sur leur foi. Comme ses prédécesseurs, François les rejoindra vendredi soir pour les cérémonies religieuses du dernierweek-end de leur séjour et aussi pour y puiser un bain de « jeunesse et d’espérance », selon les mots qu’il a employés mercredi.
Mais au lendemain de l’assassinat du prêtre Jacques Hamel, après la série d’attentats djihadistes qui, ces dernières semaines, ont ensanglanté la Belgique, la France et l’Allemagne et ont nourri des tensions politiques et des mouvements populistes dans de nombreux pays européens, la priorité était décidément tout autre. Aussi, le chef de l’Eglise catholique a employé les premières heures de ce déplacement à tenter d’éviter que la situation ne débouche sur des antagonismes religieux.
Cette guerre, telle que la définit le pontife argentin, ne ressemble sans doute pas à celles qui l’ont précédée, mais elle n’en est pas moins bien réelle à ses yeux.
« Il y a eu celle de 1914, puis celle de 1939-1945, et maintenant celle-là. Elle n’est peut-être pas aussi organique. Organisée, oui, mais pas aussi organique. Mais c’est une guerre. »
Elle trouve ses racines non pas dans les religions, donc, mais dans des questions « d’intérêt, d’argent, d’accès aux ressources naturelles, de domination des peuples » dont il dénonce avec constance les effets dramatiques et déstabilisants sur de nombreux Etats.
« Le président de la France m’a parlé comme un frère »
« Accueillir tous ceux qui fuient la guerre et la faim »
L’assassinat du Père Jacques Hamel, « ce saint prêtre, mort au moment même ou il offrait des prières pour toute l’Eglise », qui a trouvé un écho immense en Italie, est donc le dernier fait en date d’un conflit qui embrase une bonne partie du monde.« Il est l’une [des victimes de cette guerre], a-t-il déclaré. Mais combien de chrétiens, combien d’innocents, d’enfants ! Pensons au Nigeria, par exemple. »
Depuis des mois, le pape s’insurge contre le sort fait aux chrétiens du Proche-Orient et dans certains pays d’Afrique, mais aussi à des populations musulmanes de nombreux pays. Il a remercié au passage tous ceux qui ont manifesté à l’Eglise catholique des témoignages de soutien « et, de façon spéciale, le président de la France, qui a voulu [lui] parler au téléphone comme un frère ». La veille, après l’assassinat du Père Jacques Hamel, François Hollande avait appelé Jorge Bergoglio pour lui transmettre ses condoléances.
L’une des conséquences les plus dramatiques de ce conflit dépeint par le pape est la crise des réfugiés, qui, depuis des mois, a divisé les Européens et les a bien souvent placés en contradiction avec leurs propres principes. En se rendant dans l’île italienne de Lampedusa dès juillet 2013, puis dans l’île grecque de Lesbos, en avril 2016, en accueillant au Vatican quelques réfugiés, en demandant à toutes les paroisses de se charger d’une famille, François n’a cessé d’exhorter les Européens à assumer leurs responsabilités envers les migrants.
Le gouvernement conservateur polonais est l’un des plus hostiles à l’idée d’ouvrir largement les portes de l’Union à ceux qui parviennent à gagner l’Europe, ce qui met les autorités de ce pays en porte à faux. Proche de l’Eglise catholique, le pouvoir polonais est bien éloigné des objurgations du pape François en faveur du secours aux migrants.
Le chef de l’Eglise catholique s’est exprimé sur ce sujet à son arrivée à Cracovie, où il a été accueilli à l’aéroport par le président Andrzej Duda. A l’occasion de sa traditionnelle rencontre avec les autorités politiques et sociales, au château royal de Wawel, où il s’est rendu en papamobile, François a appelé le gouvernement à « accueillir tous ceux qui fuient la guerre et la faim » et à faire preuve de « solidarité envers ceux qui sont privés de leurs droits fondamentaux, parmi lesquels celui de professer en liberté et sécurité leur propre foi ».
Le pape a reconnu que les migrations sont un « phénomène complexe » qui« demande un supplément de sagesse et de miséricorde, pour dépasser les peurs et réaliser le plus grand bien ». Mais il a pressé les gouvernants de « faire le possible pour alléger les souffrances [des réfugiés], sans se lasser d’agir avec intelligence et continuité pour la justice et la paix, en témoignant dans les faits des valeurs humaines et chrétiennes ».
Deux jours avant d’aller se recueillir au camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, vendredi, François a aussi engagé une réflexion sur la mémoire et l’histoire.« Il y a deux types de mémoire, a-t-il affirmé : la bonne et la mauvaise, la positive et la négative. (…) La mémoire négative est celle qui tient le regard de l’esprit et du cœur fixé avec obsession sur le mal, surtout sur celui commis par les autres. »La Pologne, a-t-il affirmé, a su « faire prévaloir la mémoire bonne », par exemple à travers le« pardon réciproquement offert et reçu entre les épiscopats polonais et allemand après la seconde guerre mondiale ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/27/pour-le-pape-le-monde-est-en-guerre-mais-ce-n-est-pas-une-guerre-de-religions_4975498_3224.html#xSRC1Ri8R61smywq.99

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/27/pour-le-pape-le-monde-est-en-guerre-mais-ce-n-est-pas-une-guerre-de-religions_4975498_3224.html

dimanche 15 novembre 2015

Le pape dénonce comme « un blasphème » l’utilisation du nom de Dieu pour justifier la violence

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/Le-pape-denonce-comme-un-blaspheme-l-utilisation-du-nom-de-Dieu-pour-justifier-la-violence-2015-11-15-1380579

Le pape dénonce comme « un blasphème » l’utilisation du nom de Dieu pour justifier la violence

Le pape François a exprimé ses condoléances « au président de la République française et à tous les citoyens » et sa proximité aux familles en deuil, après l’angélus, dimanche 15 novembre.

15/11/15 - 14 H 14
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Durant l’Angélus du pape François Place Saint-Pierre. 
VINCENZO PINTO/AFP
Durant l’Angélus du pape François Place Saint-Pierre. 
AVEC CET ARTICLE
Le pape François a aussi réaffirmé avec force que « la voie de la violence et de la haine ne résoudra pas les problèmes de l’humanité » et « qu’utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème ! »
Le pape François est longuement revenu sur les attaques terroristes « qui ont ensanglanté la France », dimanche 15 novembre, juste après l’angélus, prière de midi à la Vierge qui rassemble la foule place Saint-Pierre chaque dimanche. Et ce, alors que les mesures de sécurité avaient été renforcées sur la place.
De la fenêtre du palais apostolique, le pape a exprimé « (sa) profonde douleur » et« ses condoléances » « au président de la République française et à tous les citoyens ». Il s’est dit proche, en particulier « des familles où certains ont perdu la vie et des blessés ». 

PAS DE VIOLENCE AU NOM DE DIEU

Faisant part de sa « consternation » après des actes aussi horribles qui interrogent sur la manière dont ils peuvent naître dans « le cœur de l’homme », le pape a déclaré ne pouvoir que « condamner l’inqualifiable affront à la dignité de la personne humaine » qu’ils représentent.
 « La voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l’humanité ! », a-t-il réaffirmé. Il a ajouté que cette voie de violence ne pouvait être justifiée « au nom de Dieu », que c’était même « un blasphème », déclenchant des applaudissements.
Le pape a conclu ces déclarations en faisant observer un temps de prière en silence aux fidèles réunis sous le soleil romain pour les « victimes de cette tragédie ». Il a invoqué la Vierge Marie pour qu’elle suscite « dans les cœurs des pensées de sagesse et propositions de paix » et lui a demandé « de protéger et de veiller sur la chère nation française, la fille aînée de l’Église, sur l’Europe et sur le monde entier ». 
Le pape François avait déjà rappelé le titre traditionnel de la France dans l’Église catholique mais lors d’audiences privées.

« CECI N’EST PAS HUMAIN »

Ses déclarations s’ajoutent à une première réaction, à chaud la veille, samedi 14 novembre, lors d’un entretien téléphonique dans une émission de TV2000, une chaîne italienne. « Emu et peiné », Jorge Bergoglio avait alors exprimé, comme lors de l’angélus, ne pas comprendre comment de telles violences puissent être « commises par des êtres humains » alors que « ceci n’est pas humain ». Il avait fait part une première fois de sa proximité avec « ceux qui souffrent et de toute la France, que j’aime tant. » 
Le même jour, le pape avait transmis un télégramme à l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois. Le Saint-Siège avait aussi réagi publiquement après les attentats de janvier mais sans que le pape en parle à l’occasion d’un angélus.
Reprenant la position traditionnelle du Saint-Siège, le pape François, a condamné à diverses reprises la violence commise au nom de Dieu, invitant les autres confessions monothéistes à en faire de même.
À Rome, une veillée de prière pour les victimes des attentats de Paris est prévue lundi 16 novembre au soir, à l’église Saint-Louis-des-Français.


jeudi 10 septembre 2015

Le pape en couverture de National Geographic censuré en Arabie saoudite | La-Croix.com - Rome


Le pape en couverture de National Geographic censuré en Arabie saoudite | La-Croix.com - Rome

Le pape en couverture de National Geographic censuré en Arabie saoudite

L'Arabie saoudite a interdit la diffusion du numéro d'août du magazine National Geographic, dont la photo de couverture montrait le pape François debout, au seuil de la Chapelle Sixtine du Vatican, rapporte le bimestriel américain Foreign Policy (FP), mardi 8 septembre.
« Chers lecteurs en Arabie saoudite, nous vous présentons nos excuses. La distribution du magazine a été interdite pour des raisons culturelles », a déclaré Alsaad Omar al-Menhaly, rédacteur en chef de l'édition en arabe du magazine sur le compte Twitter du journal, mercredi 2 septembre.
> À lire aussi : Nabil Mouline : « Le wahhabisme est présent dans le monde entier »
Le titre de la couverture présentait le pape comme celui qui conduit une « révolution tranquille » dans l'Église catholique, tandis qu'un texte dans les pages intérieures louait l'évêque de Rome pour son action propre à « faire bouger quelques principes bien enracinés chez les fidèles », continue FP.
Le texte arguait encore que toutes les institutions religieuses doivent s'adapter au monde moderne en mouvement, une idée contraire au wahhabisme, le courant conservateur de l'islam sunnite dominant en Arabie saoudite.
Le mensuel américain National Geographic, fondé en 1888, est décliné en trente-trois éditions étrangères, qui touchent chaque mois plus de quarante millions de lecteurs. L'édition arabe a été lancée en 2010.



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Date: 10 septembre 2015 16:27:59 UTC+3
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