Affichage des articles dont le libellé est violence et religion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est violence et religion. Afficher tous les articles

dimanche 11 mars 2018

Vienne: des leaders religieux s'unissent "contre la violence au nom de la religion" 02.03.2018 par Jacques Berset, cath.ch


Vienne: des leaders religieux s'unissent "contre la violence au nom de la religion"
02.03.2018 par Jacques Berset, cath.ch



Une bonne vingtaine de représentants religieux chrétiens et musulmans de haut rang ont lancé une plate-forme de dialogue pour la région du Moyen-Orient à l’occasion d’un congrès, les 26 et 27 février 2018 à Vienne. Le but de cette première historique est de s’unir “contre la violence au nom de la religion”.
Les chefs religieux se sont engagés à promouvoir, dans les régions arabes, la diversité et la citoyenneté par le dialogue et le travail en commun afin de reconstruire et de protéger leurs communautés des effets de la rhétorique et des actions extrémistes et violentes.

Organisée par le Centre international du Roi Abdallah ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel (KAICIID), basé à Vienne, des importants responsables musulmans, chrétiens et juifs ainsi que des représentants d’autres communautés religieuses se sont exprimés d’une seule voix en faveur de la cohésion sociale, de la coexistence pacifique et du respect de la diversité religieuse.

Congrès du Centre international du Roi Abdallah ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel, les 26 et 27 février 2018 à Vienne (KAICIID)

Faire de l’islam une partie de la solution
A Vienne, l’Arabie saoudite a confirmé sa volonté “de faire de l’islam une partie de la solution et non plus du problème”, a confié au quotidien francophone libanais L’Orient-Le Jour le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï. “Je pense que le royaume est sincère dans sa volonté d’ouverture, mais je regrette l’insuffisance de la représentation chiite”, a-t-il déclaré.

Le patriarche libanais considère comme “très positifs” les efforts déployés par le centre KAICIID. Il a déclaré participer à la conférence de Vienne “dans l’esprit qui a présidé à ma visite en Arabie saoudite, en décembre 2017, et en signe de gratitude pour l’accueil fastueux, qui, pour la première fois, m’a été manifesté en ma qualité de patriarche maronite, au palais des hôtes”.

Les chiites quasiment absents
Fort de l’ouverture des chrétiens à toutes les communautés, le patriarche Raï déplore l’absence à Vienne d’une représentation chiite digne de ce nom et affirme que les organisateurs auraient dû s’y efforcer “à tout prix”, relève le journaliste Fady Noun, responsable de la rubrique religieuse à L’Orient-Le Jour.

“Dans l’état actuel des rapports entre l’Iran et l’Arabie saoudite, l’effort, de toute évidence, n’a pas été fait”. En effet, il y avait à Vienne, venu du Liban, le cheikh Sayyed Ali el-Amine, ancien mufti de Tyr, ainsi qu’un confrère venu d’Irak, “une représentation insuffisante au regard des ambitions déclarées”.

L’expertise libanaise dans le vivre-ensemble
L’expertise libanaise dans le vivre-ensemble s’est signalée par la présence sur place du mufti de la République, Abdellatif Deriane, du métropolite de Beyrouth Elias Audi, d’un représentant du cheikh Akl, le cheikh Gandhi Makarem, du catholicos arménien Aram Ier, de l’archevêque de Beyrouth, Boulos Matar, de la secrétaire générale du Conseil des églises du Moyen-Orient (MECC), Souraya Bechaalani, première femme à occuper ce poste, et du Père Fadi Daou, d’Adyan, une fondation libanaise pour les études interreligieuses et la solidarité spirituelle. Elle a été fondée le 6 août 2006 par des membres de confessions chrétiennes et musulmanes.

“Jésus a détruit la violence dans son corps même”
“Jésus a détruit la violence dans son corps même”, a résumé pour son auditoire, à l’hôtel Hilton, le patriarche Raï, soucieux de faire passer la pensée des présents, comme l’avait éloquemment affirmé un peu auparavant le patriarche de Constantinople, Bartholomée, “de la tolérance à l’amour”. Le patriarche devait également affirmer avec vigueur que “le moment” – le “kairos” – est là, et qu’il faut le saisir. “L’Eglise a tourné un jour la page de la violence exercée au nom de Dieu”. Le moment est donc venu pour que l’islam “saisisse l’occasion que l’Esprit Saint lui offre et le fasse à son tour”. Les crimes commis au nom de la religion sont désormais “une offense pour plus d’un milliard de croyants”.

“Convertir le monde au dialogue”
Fayçal ben Muammar, secrétaire général du Centre international du Roi Abdallah ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel (KAICIID), a déclaré en ouverture qu’il fallait “convertir le monde au dialogue”. L’Arabie saoudite, qui traîne une réputation sulfureuse de promotion du salafisme, se veut désormais “l’un des moteurs d’une révolution culturelle et religieuse qui conduirait l’islam à être une partie de la solution, et non plus du problème”.

La monarchie wahhabite viendrait ainsi au secours de “la majorité modérée” qui souffre en silence des ravages de l’extrémisme, tel qu’il a, entre autres, assombri la plaine de Ninive, en Irak, ensanglanté les plages de Libye, ravi à leurs parents de jeunes pensionnaires au Nigeria, heurté et écrasé à mort des promeneurs à Nice, mitraillé des spectateurs au Bataclan à Paris et décapité la rédaction de la revue Charlie Hebdo.

Mohammad ben Salmane face au wahhabisme
La présence à l’inauguration des travaux du congrès de personnalités saoudiennes de premier plan, comme le ministre d’Etat aux Affaires étrangères Nizar Madani, et Mohammad ben Abdul Karim el-Issa, secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, reflèterait l’aspiration du prince héritier Mohammad ben Salmane (MBS) de faire de son royaume le centre d’un “islam du juste milieu et de la modération”.

Il a en tout cas affirmé que “l’usage de la religion à des fins de violence est une faute grave”, relevant que les Saoudiens se faisaient “les avocats de la diversité, de la citoyenneté et de la participation”. Rappelons que la Ligue islamique mondiale est l’institution qui finance les mosquées et dissémine la doctrine rigoriste wahhabite dans le monde. En tout cas jusqu’à récemment, car ce financement aurait désormais cessé.

Guerre déclarée à l’extrémisme ?
“C’est, sans aucun doute, la guerre déclarée à l’extrémisme, le divorce total avec la doctrine wahhabite qui a régné en Arabie saoudite, depuis Ibn Saoud”, souligne le journaliste Fady Noun.

Les chefs religieux présents au congrès  étaient notamment
le patriarche œcuménique Bartholomée de Constantinople,
Mohammad ben Abdul Karim el-Issa, secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM),
Abbas Shuman, adjoint du grand Imam d’Al Azhar,
le patriarche copte orthodoxe Théodore II (Tawadros II) pape d’Alexandrie et de toute l’Afrique, Pinchas Goldschmidt, grand rabbin de Moscou et président de la Conférence des rabbins européens (CER),
Adama Dieng, conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide, et Ahmad Alhendawi, Secrétaire général de la Fondation du Scoutisme Mondial.


dimanche 14 janvier 2018

Des Zélotes à Daech La Terreur, jalon sanglant de l’Histoire



Il y a trois ans, les Français découvraient en direct les crimes terroristes contre Charlie Hebdo et un magasin juif.
Aujourd'hui défait au Moyen-Orient et contenu en Europe, le djihadisme semble enfin refluer. Revenons sur les traits qui le distinguent de toutes les autres formes de terrorisme...

Le terrorisme, des Zélotes à Daech 


À l'encontre des lieux communs qui ont cours en Europe et de l'impression laissée par les djihadistes, les religions n'ont pas de responsabilité directe dans la plupart des grandes tragédies qui ont ensanglanté la planète jusqu'à l'aube du IIIe millénaire !

Les religions n'en jouent pas moins un rôle essentiel dans le fonctionnement des sociétés...

Dieu aime-t-il la violence ?


samedi 2 décembre 2017

« L’appartenance religieuse peut apporter une dimension supplémentaire aux conflits »

, le 
L’Observatoire Foi et Culture de la Conférence des évêques de France organise samedi 2 décembre un colloque sur le thème : « Foi et violence : un enchaînement fatal ? » (1). Jan De Volder, historien des religions, membre de la communauté de Sant’Egidio et auteur d’un livre sur le père Jacques Hamel (2), interviendra lors de ce colloque

La Croix : Existe-t-il un enchaînement entre foi et violence ?
Jan De Volder : Plus qu’entre foi et violence, je pense qu’il s’agit surtout d’un lien entre religions et violence, car la vraie foi mène plutôt à une attitude de paix, de compréhension. Mais lorsqu’on étudie les conflits dans le monde contemporain, on voit que sont en cause les questions ethniques, socio-économiques, politiques. Et l’appartenance religieuse peut apporter une dimension supplémentaire à ces conflits. car il s’agit de ce qui touche le plus le cœur de l’homme. Si le discours religieux est manipulé pour des raisons politiques, cela peut accroître la violence, car il ajoute à la passion. Des personnes sont prêtes à perdre leur vie pour gagner la vie éternelle.
La religion ne peut-elle pas aller à l’encontre de la violence ?
J. D. V. : Si bien sûr, le contraire est aussi vrai. La religion peut révéler le meilleur de l’homme, qui peut être prêt à donner sa vie sans prendre celle de l’autre, prêt à répondre au mal par le bien.
Il faut préserver la religion de la manipulation politique et transmettre une vraie éducation religieuse.
Cela veut dire que la religion n’est pas en soi vecteur de violence ?
J. D. V. : Je pense que dans toutes les religions monothéistes, il y a un trésor de paix. Mais toutes peuvent être manipulées. Le génie de Jean-Paul II, lors de la rencontre d’Assise en 1986, a été de mettre une force de paix au milieu du dialogue interreligieux. Et l’on a encore vu ces jours-ci lors du voyage du pape François en Birmanie.
Mais arrêter une guerre, entamer un travail de réconciliation, est aussi un travail politique. Les religieux ne doivent pas nécessairement avoir peur du politique. Au Mozambique, les évêques avaient préparé les cœurs pour la paix avant que celle-ci soit signée. Mais en Colombie, l’accord de paix a été signé bien que des Églises protestantes aient manœuvré contre.
Recueilli par Clémence Houdaille

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Lappartenance-religieuse-peut-apporter-dimension-supplementaire-conflits-2017-12-01-1200896406

jeudi 12 octobre 2017

إطلاق أول مشروع لكشف العلاقة بين الدین والعنف السياسي

Thursday, October 12, 2017

إطلاق أول مشروع لكشف العلاقة بين الدین والعنف السياسي

"غدي نيوز"

       طلق مركز "تريندز" للبحوث والاستشارات، من داخل مجلس اللوردات البريطاني، مشروعا هو الأول من نوعه في أوروبا لبحث القضايا المتعلقة بالعلاقة بين الدين والعنف السياسي.
       ووفقا لموقع "سكاي نيوز" أعلن مؤسس ورئيس مركز "تريندز"، أحمد الهاملي، إطلاق "المشروع الذي سوف ينفذ بالاشتراك مع المركز الدولي لدراسة التطرف والعنف السياسي في جامعة كينغزكوليدج في العاصمة البريطانية.
       وحضر إطلاق المشروع ممثلين عن الحكومة البريطانية والمنظمات الأهلية المحلية ووسائل الإعلام والباحثين والمحللين لمناقشة أهمية "بحث قضية استغلال الدين في الترويج للعنف السياسي وتبريره".
استغلال الدين

       والهدف الأساسي للمشروع هو "بحث كيفية استغلال الدين كأداة ومحفز رئيسي للعنف السياسي"، وفق تريندز الذي أكد أن "العلاقة بين تسيس الدين والعنف السياسي قضية أمنية عاجلة في العالم اليوم لأن تأثيرها يمتد إلى أرجاء العالم".
       ولفت الهاملي إلى "أننا نشهد في عالم اليوم استغلالا مكثفا للأيدولوجية الدينية بالتزامن أيضا، مع رفض قوي واسع النطاق لاعتبار الدين عاملا رئيسيا في استخدام العنف السياسي".
       وشدد على الحاجة الملحة "لمواجهة الفكر المتطرف غير العنيف باعتباره الأساس الذي تبرر به هذه الجماعات الثورة ضد المجتمعات المستقرة". وضرب مثالا بجماعة الإخوان والمنظمات المرتبطة بها سواء في أنحاء العالم.
       ووصف الهاملي العلاقة بين الدين والعنف السياسي بأنها "إحدى القضايا الأمنية الملحة والخطيرة في الوقت الراهن"، منبها إلى أنه "لا يجب التهاون في مواجهة التيارات الثورية التي تختفي تحت عباءة الدين لأنها تقوض الأمن وتنشر الفوضى في العالم بأسره".
       وقال "من المهم للغاية إجراء بحوث علمية عميقة تكشف جذور العلاقة بين الأفكار الدينية والعنف المدفوع بأغراض سياسية".

مناخ علمي

       وأضاف في لقاء عقد برعاية اللورد ألدردايس، أن مركز "تريندز" يأمل تشكيل "شبكة من الخبراء والجهات المعنية من شأنها توفير مناخ علمي يمكن هؤلاء من التفاعل والوصول إلى فهم دفيق للقضايا والمشاغل المتصلة بالعلاقة بين الدين والعنف السياسي".
       وأعرب الهاملي، وهو أيضا خبير في قضايا مكافحة الإرهاب والأمن الدولي، عن أمله في أن "يسهم المشروع البحثي الجديد في فهم العلاقة الملتبسة بين الدين الذي يساء فهم وتفسير نصوصه من جانب الجماعات والمنظمات الدينية وبين العنف السياسي خصوصا في الشرق الأوسط".
       ومن المتوقع أن يصدر، في إطار المشروع، سلسلة من التقارير الشهرية التي تعالج المواضيع الهامة المتصلة باستخدام الدين والنصوص الدينية التي تستغل كأساس لتبرير ممارسة أعمال العنف ذات الدوافع السياسية.
       ووصف شیراز ماهر، نائب مدير المركز الدولي لدراسة التطرف والعنف السياسي في جامعة كینغزكولیدج، المشروع الجديد بأنه "بالغ الأهمية ويعالج قضية ملحة في الوقت الحالي".
       وأكد المشاركون في اللقاء أن المشروع جاء في الوقت المناسب لمواجهة منظمات وجمعيات تتبني تفسيرات متطرفة للدين.
       ويرى مركز "تریندز" أن أوروبا، مثل الشرق الأوسط، في حاجة ماسة لفهم العلاقة بين استغلال الدين لتبرير العنف السياسي، وهو الأمر الذي يعتقد الهاملي أنه "سوف يسهم في مساعدة الدول الأوروبية على إدراك خطورة المنظمات الدينية النشطة فيها".


lundi 26 juin 2017

EGYPTE - Proposition de nouvelle norme de la part de l’Université d’al-Azhar à la Présidence de la République contre la justification de la violence pour motifs religieux

EGYPTE - Proposition de nouvelle norme de la part de l’Université d’al-Azhar à la Présidence de la République contre la justification de la violence pour motifs religieux
 
Le Caire (Agence Fides) – Les chercheurs de l’Université d’al-Azhar, principal centre académique de l’islam sunnite, ont soumis aux bureaux de la Présidence de la République égyptienne le texte d’une proposition de loi visant à lutter contre les violences et la propagande incitant à la haine sectaire justifiées par des motifs religieux. C’est ce qu’a indiqué le grand imam d’al-Azhar, le cheick Ahmed al Tayyib, en précisant que le projet vise à réaffirmer la totale incompatibilité entre la violence justifiée à l’aide d’arguments religieux et la loi islamique. Le texte approuvé par des chercheurs d’al-Azhar puis présenté en fin de semaine dernière aux collaborateurs du Président Abdel Fattah al Sisi, vise à réduire les manifestations de haine et d’intolérance promues par des groupes extrémistes et à mettre à nouveau le principe de citoyenneté à la base d’une coexistence pacifique et féconde entre compatriotes appartenant à différentes composantes religieuses.
Le Comité qui a travaillé au projet de texte, présidé par Mohamed Abdel Salam, conseiller juridique du grand imam d’al-Azhar, a été constitué le 13 mai dernier et était composé de cinq spécialistes de différents secteurs du droit. Dans le projet, les membres du Comité ont tenu compte de textes de référence universels tels que la Déclaration universelle des Droits de l’homme, ainsi que de la Constitution égyptienne et des dispositions de droit pénal en vigueur en Egypte. Le texte évite d’entrer dans le détail des différentes peines à infliger à ceux qui se rendraient responsables d’instigation à la haine religieuse ou de crimes liés à celle-ci, lesquelles devraient être spécifiées par l’autorité judiciaire. L’initiative a comme objectif évident d’exprimer une nette prise de distance d’al-Azhar vis-à-vis des théories et de la propagande présentes au sein de la communauté islamique qui justifient la haine et la violence en citant le coran et en faisant usage d’argumentations religieuses. (GV) (Agence Fides 26/06/2017)

jeudi 24 novembre 2016

Condamner la violence est « notre responsabilité », affirme le pape aux responsables interreligieux

La Croix -Nicolas Senèze, à Rome, le 03/11/2016 à 12h33
Le pape François recevait jeudi 3 novembre au Vatican 200 responsables interreligieux, dont une délégation du Conseil français du culte musulman.
Le pape François a rappelé jeudi 3 novembre sa ferme opposition à ce que « le nom d’une religion ou de Dieu lui-même soit invoqué » pour justifier la violence.
« Que les religions, à cause du comportement de certains de leurs fidèles, ne transmettent plus un message faux, dissonant de celui de la miséricorde »,a insisté le pape devant environ 200 responsables de différentes religions réunis dans la Salle Clémentine du Vatican, dont une délégation du Conseil français du culte musulman (CFCM) conduite par son président Anouar Kbibech.
Ces responsables chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes ou hindouistes participent actuellement à un colloque interreligieux organisé à l’Université pontificale grégorienne dans le cadre de l’Année de la miséricorde.

« Que les religions soient “entrailles de vie” »

Dans son long discours, le pape a d’ailleurs rappelé que « le thème de la miséricorde est familier à beaucoup de traditions religieuses et culturelles où la compassion et la non-violence sont essentielles et rappellent le chemin de la vie ».
« Dans un monde troublé et avec peu de mémoire, qui file en en laissant beaucoup derrière lui sans s’apercevoir qu’ils errent le souffle coupé et sans but, nous avons aujourd’hui, comme l’oxygène, de cet amour gratuit qui renouvelle la vie, a souligné François. Il est très important que, face à la peur, aujourd’hui diffuse, qu’on ne puisse être pardonné, réhabilité et sauvé de sa fragilité. »
« Hélas, il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler de violences, de conflits, d’enlèvements, d’attaques terroristes, de victimes et de destructions. Et il est terrible que pour justifier de telles barbaries soit parfois invoqué le nom d’une religion ou de Dieu lui-même, a continué le pape. Que soient clairement condamnées ces attitudes iniques qui profanent le nom de Dieu et qui polluent la recherche religieuse de l’homme. Que soit au contraire favorisées, partout, la rencontre pacifique entre les croyants et une réelle liberté religieuse. »
« Notre responsabilité devant Dieu, l’humanité et l’avenir est grande et exige tous les efforts, sans aucune prétention, a martelé François. C’est un appel qui nous implique, un chemin à parcourir ensemble pour le bien de tous, avec espérance. Que les religions soient “entrailles de vie”, conduisant la tendresse miséricordieuse de Dieu pour l’humanité blessée et nécessiteuse ; qu’elles soient des portes d’espérance qui aident à traverser les murs érigés par l’orgueil et la peur. »
Nicolas Senèze, à Rome


http://www.la-croix.com/Religion/Pape/Condamner-la-violence-est-notre-responsabilite-affirme-le-pape-aux-responsables-interreligieux-2016-11-03-1200800501

samedi 10 septembre 2016

Brève - Islam - Ne pas avoir peur de parler en vérité - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Brève - Islam - Ne pas avoir peur de parler en vérité - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Brève – Islam – Ne pas avoir peur de parler en vérité

9 septembre 2016


« Nous devons avoir le courage de dire que l'islam possède des éléments de violence, on les trouve dans le coran et dans la vie de Mahomet. Si nous continuons de dire que "l'islam est une religion de paix", nous ne créerons que de la confusion et de la mystification. »
Père Samir Khalil Samir, sj, AsiaNews, 27 juillet 2016.
Source Christianophobie hebdO


Mon ancien prof à usj Beyrouth-Liban ,Pr Samir Khalil sj a tjrs eu le courage de rejeter les demies verités!! 

lundi 29 août 2016

Les versets d’épée du Coran incitent-ils à la violence ? - Mohammad NOKKARI - L'Orient-Le Jour- 29/8/2016

Les versets d'épée du Coran incitent-ils à la violence ? - Mohammad NOKKARI - L'Orient-Le Jour

Les versets d'épée du Coran incitent-ils à la violence ?

Depuis quelques années, le monde dit « civilisé » découvre un terrorisme islamiste très destructif et aveugle, n'épargnant aucun pays et n'excluant aucun peuple d'une appartenance religieuse particulière. En parlant de ce terrorisme, des voix animées par un esprit anti-islamique évident pointent du doigt le Coran et l'accusent d'être responsable de l'endoctrinement des extrémistes musulmans qui sont utilisés pour commettre les attentats suicidaires. Ces voix se lèvent de temps en temps pour exiger la suppression des versets coraniques dits « violents ». Elles réagissent comme si toute l'histoire de la violence humaine a été gommée et ne survivent plus dorénavant que les actes du terrorisme commis par les islamistes.

Pour ne pas pousser très loin leur haine contre l'islam, ces voix acceptent « gentiment » de laisser aux musulmans les versets dits « mecquois » du Coran. La thèse qu'elles soutiennent atteste d'une ignorance totale de la religion islamique. Pour elles, le soupçon de l'existence des versets dits « violents » ne touche pas seulement le Coran, mais aussi la Bible qui contient surtout dans l'Ancien Testament des textes qui sont plus violents encore. Mon but est de répondre à la question de savoir si les textes coraniques, et plus particulièrement les versets médinois dits « d'épée », incitent à la violence aveugle contre les innocents.
Mais, avant de répondre à cette question, il faut reconnaître que pour comprendre l'histoire islamique, violente sans doute, il faut la mettre dans les circonstances de l'époque et non pas l'analyser suivant notre conception moderne actuelle. Le Coran contient un très grand nombre de versets cléments et d'une valeur humaine très élevée. La guerre fait exception aux règles qui doivent régir l'humanité tout entière : paix, justice et miséricorde...
Une forme d'organisation sociale

Comme toute forme d'organisation sociale, l'islam appelle à la solidarité humaine et au respect des croyances et des idées. S'il contient des versets « violents », c'est pour faire face aux agressions des autres (comme l'expulsion des peuples de leurs terres ou l'empêchement de la libre circulation des idées et des croyances) et aux injustices commises contre les plus faibles. Comme dans toute forme d'organisation sociale, des paroles sont inscrites pour inciter les membres de la société à être vigilants et prêts à se défendre et protéger les membres du groupe. Tous les commandements militaires dictent aux soldats leur conduite au moment de la guerre. Des chants patriotiques et des hymnes nationaux évoquent la conduite exemplaire des soldats pendant les batailles. Face à de tels commandements ou chants patriotiques, personne ne se lève contre ces « violences » légitimes à se défendre. Le Coran ne fait que tracer la conduite exemplaire à suivre pendant la paix, et si les circonstances obligent : pendant la guerre.

En répondant à ces accusations de violence des versets médinois, il faut savoir tout d'abord que le Coran a été révélé au prophète Mohammad pendant vingt-trois ans et pendant deux grandes périodes, celle de La Mecque et celle de Médine. Les spécialistes du Coran font une distinction – historique et non point dogmatique – entre les premiers versets qui ont été révélés à La Mecque (période s'étalant sur treize ans) et ceux révélés après son expulsion de La Mecque et son émigration forcée à Médine (pendant une période de dix ans). Cette division prend en compte la date et non pas le lieu de la révélation.

(Lire aussi : Les débuts d'une troisième guerre mondiale pas comme les autres)


Quelques caractéristiques marquent les versets coraniques mecquois :

1. Ce sont des versets courts et d'une mélodie rythmée.
2. Ils ont un thème qui se réfère essentiellement aux dogmes et à la théologie : croire en Dieu, aux anges, aux révélations précédentes, au jour de Jugement dernier.
3. Ils incitent les croyants à accomplir de bonnes actions et suivre les valeurs morales.
4. Ils favorisent le dialogue avec les polythéistes mecquois.
5. Ils ont une portée universelle, s'adressant à l'humanité tout entière et ne mentionnant pas la qualité des « fidèles » ou « musulmans » mais plutôt « les gens, les hommes ». Parmi ces nombreux versets, je cite sourate (al-hojorat – les appartements), verset 13 mentionne : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. »
Les versets médinois
Les versets médinois se caractérisent par le fait qu'ils sont des :

1. Versets longs et non rythmés.
2. Versets détaillant les preuves de la véracité de la religion.
3. Versets incitant au dialogue avec les gens de la révélation et suspendant toute conciliation avec les polythéistes mecquois.
4. Versets alertant les musulmans de l'existence des « hypocrites » et leurs complots avec les juifs et les idolâtres.
5. Versets qui mettent en œuvre les dispositions juridiques de la vie à la cité de Médine : droit constitutionnel, droit pénal, droit successoral, droit privé et des biens, droit de guerre et de paix...

Pour répondre aux accusateurs acharnés contre les versets médinois dits « d'épée », nous analyserons les vingt-neuf versets accusés d'être « violents » sur les six mille deux cent trente-six versets que contient le Coran.

À la lecture du premier verset (190 de la sourate la génisse – al-baqara) rompant avec l'esprit de tolérance des versets mecquois et autorisant le recours des musulmans au combat, nous constaterons que ce verset a autorisé le recours à la guerre sous certaines conditions. Parmi elles : le droit de se défendre contre les attaques de l'ennemi mecquois et ne pas aller au-delà de la riposte (interdiction de déclencher une guerre préventive). Ce verset est : « Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Dieu n'aime pas les transgresseurs. »

Le deuxième verset (191 de la sourate la génisse – al-baqara) exigeait des musulmans de tuer les polythéistes mecquois (désignés sous le terme « mouchrikoun », ou associateurs) partout où ils se trouvaient par mesure de réciprocité : puisqu'ils continuaient à combattre les musulmans après les avoir expulsés de La Mecque, leur ville natale, et les tuer où ils se trouvaient. Cependant, les musulmans ne devaient pas les combattre devant le sanctuaire de La Mecque sauf si les polythéistes les combattaient. À cela s'ajoutait le fait que les polythéistes mecquois n'avaient jamais cessé de semer le trouble contre les musulmans. Ce verset incitait les musulmans à reconquérir La Mecque et expulser ceux qui avaient auparavant chassé les musulmans de cette ville. (Le prophète leur a tous pardonné après sa victoire à La Mecque, ce qui constitue pour les musulmans une source de droit aussi expressive que le Coran).
Pas de contradiction entre les versets
Le troisième verset (193 de la sourate la génisse – al-baqara) demandait aux musulmans de combattre les polythéistes mecquois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de troubles et que la religion soit entièrement rendue à Dieu seul. Cependant, le Coran exigeait l'arrêt du combat si les Mecquois cessaient de combattre les musulmans. Quelques commentaires traduisent le mot trouble, « fitna », par « association » (polythéisme). Les jihadistes utilisent l'interprétation de ce verset pour légitimer leurs attaques contre les non-musulmans en prétendant que le Coran exige des musulmans de combattre les peuples entiers désignés « d'associateurs » afin de les soumettre à la religion islamique. Cette opinion ne peut pas être fondée, puisque ce verset s'adressait aux musulmans à l'époque du prophète et les incitait à lutter contre un ennemi spécifique et bien désigné : les polythéistes mecquois « les associateurs ». En outre, interprété ainsi, ce verset (pour les savants qui n'admettent pas le principe des versets abrogés et abrogeant) rentre en conflit avec l'autre verset qui établit la règle intangible de la loi musulmane : « Nulle contrainte en matière de religion. »

(Lire aussi : Islamisation de l'Europe ou islam européen ?)

Le quatrième verset (216 de la sourate la génisse – al-baqara) précisait que le combat contre les polythéistes mecquois est prescrit aux musulmans bien qu'ils le haïssent. Quelques commentateurs du Coran soutiennent que ce verset s'adresse uniquement aux compagnons du prophète qui ont été expulsés de La Mecque et suivis ensuite par les polythéistes mecquois jusqu'à Médine (la ville de leur émigration). Alors que la majorité des commentateurs soutient que l'obligation de faire cette guerre défensive incombe à tous les peuples qui se défendent pour repousser l'agression d'un ennemi. (L'obligation est ici une obligation collective et non pas individuelle, sauf en cas d'une attaque généralisée).

Le cinquième verset (121 de la sourate la famille – al-Omran) parlait des préparatifs de la guerre déclenchés contre les polythéistes mecquois dans la localité dite Ohod.

Le sixième verset (146 de la sourate la famille – al-Omran) incitait les musulmans à suivre le chemin des prophètes ultérieurs à l'islam. Leurs disciples ont obéi à leurs ordres et se sont engagés à défendre leurs cités contre les attaques de l'ennemi dès que la situation l'exigeait.

Du septième au dixième verset (157 et 195 de la sourate la famille – al-Omran, et 74 et 75 de la sourate les femmes – al-nissa') : ces versets parlent des récompenses qui attendaient les martyrs et précisent que ceux-ci sont :

• Ceux qui défendaient leurs terres chaque fois qu'ils étaient contraints à l'émigration après en avoir été expulsés.
• Ceux qui subissaient une agression à cause de leur appartenance religieuse.
• Ceux qui étaient témoins d'une injustice à l'encontre des plus faibles : les vieillards, les enfants et les femmes.

Si les combattants meurent dans les champs de bataille, ils auront une meilleure vie dans l'au-delà.
Le onzième et le douzième verset (89 et 91 de la sourate les femmes (al-nissa') mettaient les musulmans en garde contre les espions qui cachent leurs jeux en prétendant embrasser la religion islamique afin de passer les informations à l'ennemi mecquois. Ceux-ci vivaient dans la cité de Médine avec les musulmans et constituaient une très grande menace pour l'islam naissant. Le prophète connaissait cette réalité et demandait aux musulmans de ne pas les prendre comme amis et alliés. S'ils passaient à l'action, ils devraient être exécutés. Cette procédure était admise dans tous les pays pendant la période de guerre.
Les espions
Le verset treize (33 de la sourate la table – al-ma'idah) prescrivait une peine très sévère à l'encontre de ceux qui semaient les troubles et propageaient la corruption dans le monde (qu'ils soient musulmans ou non) : allant de la peine capitale sous diverses formes (y compris la crucifixion des criminels) à l'expulsion en dehors du territoire. Cette mesure s'appliquait en priorité aux voleurs pillards et pirates qui tuaient sans pitié les gens et mettaient à sac les voyageurs après les avoir massacrés.

Les versets quatorze et quinze (17 et 65 de la sourate le butin – al-fayei) rassuraient les musulmans sur le fait que Dieu s'est engagé avec eux dans le combat qui les opposait aux polythéistes mecquois, et que le nombre de combattants n'est pas déterminant pour la victoire, c'est seulement la foi qui anime le cœur des combattants qui aboutit à la victoire.

Le seizième, le dix-septième et le dix-huitième verset (il est souhaitable de lire les versets 5 au 14 de la sourate le repentir – al-tawba) distinguaient les polythéistes pacifistes, qui étaient liés avec les musulmans par des traités, et les polythéistes guerriers-transgresseurs qui ont été les premiers à prendre les armes contre la nouvelle religion monothéiste. Vis-à-vis des premiers, le Coran demandait aux musulmans d'honorer leur engagement. Les autres devaient être combattus et tués où ils se trouvaient, sauf ceux qui parmi eux acceptaient de jeter les armes et de se repentir, ou demandaient l'exil et la protection des musulmans. Dans ce cas, les musulmans devaient leur accorder la sécurité et la protection. Durant cette période de « mise sous protection », les musulmans devaient leur enseigner la religion et puis les accompagner jusqu'à leurs résidences.

Le dix-neuvième verset (29 de la sourate le repentir – al-tawba) évoquait l'ancienne conception de la souveraineté, « la capitation ». Cette conception a été précédée par un pacte de souveraineté entièrement égalitaire (le pacte de Médine entre musulmans, juifs et arabes païens) mais rompu par les juifs établis à Médine. Le retour à la formule de la capitation soumet les gens de la révélation (chrétiens et juifs) qui se trouvaient à l'intérieur de l'État islamique à l'autorité de la nouvelle puissance publique et exigent d'eux le paiement de la « jizya ». Les jurisconsultes précisent que cette obligation est au même titre que l'obligation pour les musulmans de payer la « zakat ». Les deux termes « zakat » et « jizya » pouvaient être échangés, comme c'était le cas pendant le règne du deuxième calife Omar qui a accepté que les chrétiens remplacent le mot « jizya » par le mot « zakat ». Cette obligation ne concernait que les personnes qui se trouvaient en âge de combattre et refusaient de s'incorporer dans l'armée. Les enfants, les femmes, les vieillards et les malades étaient exonérés de cette obligation. Les jeunes qui s'incorporaient dans l'armée étaient également exempts de payer la « jizya ».
Les « hypocrites »
La conception moderne de l'État fait défaut à l'obligation de payer la « jizya ». Cette conception ne contrarie pas la loi islamique puisque « le pacte de Médine », qui est considéré comme la première Constitution écrite dans l'histoire de l'humanité, engageait les musulmans et les juifs dans une vie publique commune et égalitaire. Tous les citoyens sont obligés dorénavant à défendre leur pays contre l'ennemi de l'extérieur et verser les impôts pour financer l'État.

Le vingtième verset (21 de la sourate le repentir – al-tawba) critique les idées diffusées par les gens de la révélation de l'époque lorsqu'ils plaçaient leurs chefs religieux au rang des divinités alors qu'il leur était révélé de n'adorer que Dieu.

Le vingt et unième verset (36 de la sourate le repentir – al-tawba) revenait sur l'obligation de combattre les polythéistes mecquois par mesure de réciprocité puisqu'ils combattaient les musulmans.

Le vingt-deuxième verset (111 de la sourate le repentir – al-tawba) évoquait le fait que toute personne qui combattait dans le sentier de Dieu et tombait en martyr aura sa récompense dans l'au-delà.

Le vingt-troisième verset (123 de la sourate le repentir – al-tawba) encourageait les musulmans à combattre les polythéistes mecquois qui étaient dans leur voisinage et qui ont participé au combat contre les musulmans, par mesure de persuasion.

Le vingt-quatrième et le vingt-cinquième verset (26 et 60 de la sourate les coalisés – al-ahzab) évoquaient la trahison d'une partie de tribus juives établies à Médine en alliance avec les polythéistes mecquois contre les musulmans. Cette tribu consciente de la gravité de ses actes s'est repliée dans sa forteresse. Les musulmans ont réussi à y pénétrer, ont tué les combattants et fait les autres prisonniers. Le Coran les désigne comme étant des hypocrites qui tenaient un double langage, car lorsqu'ils étaient avec les Mecquois, ils leur passaient les informations des préparatifs militaires des musulmans et les soutenaient dans leur guerre contre eux.

Le vingt-sixième verset (16 de la sourate la victoire de La Mecque – al-fath) demandait aux bédouins qui n'étaient pas engagés dans le combat de se préparer cette fois ci-contre la force des Mecquois qui devaient dorénavant être combattus jusqu'à ce qu'ils se soumettent. S'ils se détournent une fois de plus du combat, Dieu leur infligera des châtiments.

Le vingt-septième verset (9 de la sourate les appartements, al-hojorat) règle la question de la discordance entre les musulmans lorsqu'ils s'engagent dans des combats fratricides. La solution qui s'impose est la conciliation, sinon le combat contre la partie injuste jusqu'à ce qu'elle se soumette.

Le vingt-huitième verset (10 de la sourate le fer – al-hadid) critiquait les musulmans qui n'ont pas participé au financement de la lutte contre les Mecquois. Ce verset relève le rang de ceux qui ont participé au combat par leurs biens et leurs personnes avant la conquête de La Mecque sur ceux qui ont financé et participé au combat après la victoire de La Mecque.

Le vingt-neuvième verset (4 de la sourate les rangs – al-saf) parle de l'estime que Dieu accorde à ceux qui combattent dans Son sentier en rang serré comme un édifice renforcé.

(Lire aussi : « Les jihadistes ne sont pas du tout utopistes »)
Perplexité
Suite au verset légitimant la capitation, le verset qui laisse perplexes les non-spécialistes de l'islam quant à son interprétation est le verset 5 de la même sourate « le repentir », connu sous le terme du verset d'épée, nous mentionnons ici les deux versets qui le précèdent et le verset qui le suit :

4. À l'exception des polythéistes avec lesquels vous avez conclu un pacte, puis l'ont pleinement respecté, et n'ont soutenu personne (à lutter) contre vous : respectez pleinement le pacte conclu avec eux jusqu'au terme convenu. Allah aime les pieux.
5. Après que les (quatre) mois sacrés expirent, combattez les polythéistes où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et surveillez-les de près. Si, ensuite, ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la « zakat », alors ne leur faites aucun mal, car Dieu est pardon et miséricorde.
3. Et si un polythéiste te demande asile, accorde-le-lui, afin qu'il entende la parole d'Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas.

Plusieurs interprétations sont avancées, nous nous limitons ici à mentionner les quatre suivantes :

1. L'interprétation des jihadistes extrémistes qui soutiennent que ce verset a abrogé tous les autres versets « cléments ». À partir de sa date de révélation, les musulmans sont appelés à soumettre les non-musulmans à l'autorité de l'islam et les obliger à se convertir ou à être tués, sauf les gens de la révélation (juifs et chrétiens) qui doivent payer la « jizya » pour être sauvés. Cette lecture se base sur l'avis de la majorité des anciens jurisconsultes qui admettent le principe des versets abrogeants et abrogés. Cependant, cette interprétation jihadiste fait de ces versets un appel divin, valable tout le temps et dans toutes les époques, alors que l'interprétation des anciens jurisconsultes ou tout au moins d'une partie importante d'eux soutient que ces versets ne concernent que les associateurs polythéistes de La Mecque. Preuve à l'appui, l'islam indien triomphant n'a pas cherché à appliquer cette même règle aux hindouistes, pourtant polythéistes.

2. La lecture du Soudanais Mahmoud Mohammad Taha (fondateur de la pensée républicaine soudanaise – contesté par les autorités traditionnelles, jugé d'apostasie à 2 reprises, emprisonné et exécuté) : pour lui, les versets coraniques se divisent en versets fondateurs et principaux et versets secondaires et subordonnés. Les premiers sont les versets mecquois qui tracent – dans des situations normales – la voie à suivre, comme ceux du verset 29 de la sourate al-kahf : « Et dis : La vérité émane de votre Seigneur, quiconque le veut, qu'il croie, quiconque le veut, qu'il mécroie », et la sourate al-gachiyah : « 21. Eh bien, rappelle ! Tu n'es qu'un rappeleur, 22. et tu n'es pas un dominateur sur eux. » Les seconds sont les versets médinois qui ont une portée exceptionnelle et sont abrogeants dans le contexte de leur époque. À l'heure actuelle, ce contexte n'est plus le même, nous devons revenir aux versets fondateurs mecquois et les faire prévaloir sur les versets médinois. Cela est possible en renversant le rôle des versets mecquois qui deviennent cette fois-ci des versets abrogeants.
Nulle contrainte en religion
Cette thèse a été critiquée, pour la simple raison que les versets médinois ne sont pas toujours des versets moins conciliants avec les idolâtres mecquois. Ils adoptent aussi une vision très tolérante, selon le contexte historique, comme le verset 256 de la sourate la génisse, considéré comme ferme et définitif :

« Nulle contrainte en religion ! La vérité se distingue assez de l'erreur. Celui qui ne croira pas au Thagout (NDLR : Satan) et croira en Dieu aura saisi une anse, à l'abri de toute brisure. Dieu entend et connaît tout. »

3. L'imam Tabari et d'autres soutiennent que ce verset :

• n'est pas un verset abrogeant ;
• a été révélé dans un contexte particulier ;
• ne concerne que les idolâtres mecquois ;
• et ne peut pas être étendu à d'autres populations.

D'autres jurisconsultes vont plus loin en disant que ce verset n'a pas la qualité d'un verset abrogeant puisque il a été lui-même abrogé par le verset n° 4 de la sourate Mohammad : « 4. Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru (les polythéistes mecquois), frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. »

4. c'est la position de très nombreux éminents jurisconsultes anciens et contemporains qui n'admettent pas le principe des « versets coraniques abrogeants et abrogés ». Ce point de vue n'a pas obtenu la majorité des jurisconsultes musulmans, mais reste très convainquant et prometteur dans l'avenir.
Pour eux, le mot « combattez » dans son sens exact, traduit de l'arabe, ne signifie pas « tuez » mais suppose un combat engagé entre deux belligérants : les polythéistes mecquois et les musulmans. À cela s'ajoute le fait que ce verset, appelé à tort « verset d'épée », n'est qu'un verset qui a été révélé au sujet des polythéistes guerriers de La Mecque et ne peut pas être compris tout seul si on le détache des versets qui l'ont précédé ou succédé (déjà mentionnés).
L'islam comme forme sociale
L'islam, comme toute forme sociale, est passé par une période de fondation et une période d'expansion avant de se réduire à une appartenance de moins en moins communautaire et plus en plus séparatiste et variée. L'islam reste toujours une religion universelle, certes, mais dorénavant il cherche ses assises bien théologiques que juridiques dans un monde changeant en progrès vertigineux. Les anciens concepts de la souveraineté, qui divisaient le monde en terre d'islam et en terre de guerre, ne sont plus admis. Auparavant, la guerre politique des États musulmans avait pour justification la propagande de la nouvelle religion et la pénétration de nouvelles idées. Cette justification ne peut plus être défendue puisqu'en matière de la circulation des idées et des pensées il n'existe plus aucune frontière entre les États. Le progrès scientifique garantit à n'importe quelle idée à circuler en un clin d'œil grâce à l'utilisation d'Internet et de la haute technologie dans la réception des informations. Ajoutons à cela le fait que le monde est régi actuellement par un système juridique international qui garantit aux États leurs droits à l'indépendance et à l'auto-administration. Le système de la capitulation ou de « jizya » a été adopté par le Coran selon le principe de la souveraineté reconnu de l'époque et était concrétisé suite à des négociations entre le prophète et les chrétiens et juifs.

Ce système négocié répondait parfaitement aux exigences de l'époque et recevait l'approbation des deux parties en négociation. À l'heure actuelle, les États qui ont succédé à l'État islamique ont été fondés sur une conception moderne de la souveraineté et sur une stricte égalité entre musulmans et non-musulmans. Ces deux composantes musulmane et chrétienne (ou autres) ont consenti à participer à tous les financements de l'État et la défense du pays. Ces deux exigences ont été à la base du pacte conclu entre le prophète et les habitants juifs et polythéistes de Médine. Donc, sous ces deux angles, les musulmans ne peuvent plus prétendre que la volonté divine exige d'eux d'islamiser le monde. Le verset coranique d'une valeur stricte et autoritaire doit être toujours observé en cette matière : « Nulle contrainte en matière de religion. » La libre circulation des idées et des croyances dorénavant ouverte et garantie contrarie la thèse des jihadistes pour islamiser le monde. La nouvelle conception moderne de la souveraineté, qui soumet tous les citoyens aux mêmes droits et devoirs, est en stricte analogie avec le système du pacte de Médine, considéré comme la première Constitution écrite de l'histoire de l'homme.
Mohammad NOKKARI


JTK

mardi 26 juillet 2016

Les religions sont-elles vraiment violentes ?

Mgr Lebrun à Cracovie : « prier et aimer » après l’attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray

Céline Hoyeau, à Cracovie dans Les choix de la rédactionIl y a 5 minutes
Une cellule de crise s’est tenue mardi 26 juillet au QG français des JMJ de Cracovie, après l’assassinat d’un prêtre du diocèse de Rouen. L’évêque Mgr Dominique Lebrun a annoncé son retour précipité en France, encourageant les jeunes JMjistes de son diocèse très choqués à « ne pas baisser les bras » face à la violence.

Les religions sont-elles vraiment violentes ?

La Croix dans Les choix de la rédactionIl y a 15 minutes
Suite à l’assassinat d’un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray, lors d’une prise d’otage en Seine-Maritime, la question de la violence des religions ou des actes de violence commis à leur encontre est de nouveau d’actualité. Au lendemain des attentats du 13 novembre commis au nom de l’islam, La Croix posait la question de cette violence à des responsables de culte des grandes religions et confessions, curé, rabbin, imam et pasteur.

Prêtre tué à Saint-Étienne-du-Rouvray : les réactions religieuses

Isabelle Demangeat dans Les choix de la rédactionIl y a 15 minutes
Après l’assassinat d’un prêtre et une prise d’otage dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-maritime), le monde religieux s’associe à la douleur des victimes et appelle à la prière et la fraternité.

attaque dans une église près de Rouen

En direct : attaque dans une église près de Rouen

Au moins une personne a été tuée mardi matin lors d’une prise d’otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime. Les assaillants ont été abattus.

Un mort après une prise d’otages dans une église près de Rouen

Les deux auteurs de la prise d’otages dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray ont été abattus. François Hollande et Bernard Cazeneuve sont attendus sur place.

jeudi 16 juin 2016

Cette violence est le fruit de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines

« Cette violence est le fruit de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines »



Pour le frère Alain Richard, franciscain, fondateur des Cercles de silence, les causes d’un débordement de violence ne sont pas à chercher uniquement dans la conjoncture actuelle mais aussi dans cette absence de formation et d’éducation, en France, aux relations humaines et à la non-violence.
Comment réagissez-vous, en tant que partisan de la non-violence aux débordements de violence qui secouent actuellement le pays ?
Frère Alain Richard : « Je ne suis ni étonné ni surpris. Nous récoltons aujourd’hui les fruits de dizaines et de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines. Que ce soit au sein de la société civile comme au sein de l’éducation nationale, et même au sein de l’Église, aucune formation aux relations et à la non-violence n’est prévue dans les différents cursus. On pourra me reprocher de ne pas répondre directement à la question, mais c’est pour moi la principale cause de la violence qui jaillit actuellement dans le pays. Il me semble très grave que notre pays donne accès à une foule de connaissances mais pas à la connaissance du rapport avec les autres. Pourtant, depuis des années, des psychologues, des éducateurs, des penseurs n’ont eu de cesse de demander la création et le développement de structures de formation et d’éducation à la non-violence. Dans des situations de violence, certaines personnes ne peuvent répondre que par la violence, car elles sont enfermées dans des schémas où elle est l’unique issue : c’est une façon, pour elles, d’exprimer ce qui n’a jamais été digéré à l’intérieur d’eux. Elles ne font alors que se détruire, tout en détruisant l’autre : elles entrent en contradiction même avec ce qu’est profondément l’être humain, qui cherche avant tout à se réaliser. Parce que l’idéal de l’être humain n’est pas d’affirmer sa force mais bien d’être humain !
Aujourd’hui, une partie de la population ne réagit pas seulement à la violence par la violence. Elle l’utilise pour exprimer son indignation. Pourquoi ?
F.A.R. : Parce qu’elle ne sait pas réagir autrement  ! Et qu’on ne l’a pas éduqué, y compris au sein du cercle familial, à réagir différemment, à développer ses forces intérieures. Son premier réflexe, dès lors, est une réaction animale, bestiale, associée à la bêtise, si je peux dire. On parle beaucoup d’humanité mais l’humanité, cela se forme, cela s’éduque ! Y compris dans le monde politique. Je suis parfois effaré de voir comment des personnes qui ont des responsabilités agissent avec une telle ignorance, en matière de relations humaines, une ignorance de la manière dont les conflits se créent et s’évitent. Je ne veux pas citer d’exemples parce que cela serait malhonnête de ma part, mais, hélas, de nombreuses personnes en responsabilité agissent d’une manière qui ne peut que provoquer de la violence. Si l’on veut se parler calmement, cela suppose une certaine éducation.
Comment chacun peut-il faire, à son échelle, pour canaliser cette violence afin d’éviter que celle-ci jaillisse sur les autres ?
F.A.R. : Il est très facile de rejoindre l’un des nombreux groupes de formation à la communication verbale non-violente qui existent, pour apprendre à ne pas accroître la violence dans sa famille, dans son lieu de travail, ou dans sa chorale paroissiale par exemple. En 48 heures, on peut déjà connaître les principales bêtises à ne pas faire. C’est un premier pas en sachant qu’il est possible aussi d’envisager de suivre un stage, plus complet, de formation à la non-violence.
Ce qui est essentiel, c’est que chacun entre en contact avec sa propre humanité. Cela sous-entend alors de travailler à son intériorité, c’est-à-dire pour les chrétiens, d’accueillir Dieu en soi, ce qui est un vrai chemin pour ne pas être dominé par la violence bestiale. 
Recueilli par Isabelle Demangeat
Frère Alain Richard est auteur de Accueillir Dieu en soi. Chemin de justice et de paix, Ed Salvator, 128 p.,13,50€
http://www.la-croix.com/Religion/France/Cette-violence-est-le-fruit-de-dizaines-d-annees-de-negligence-de-nos-relations-humaines-2016-06-15-1200768843?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20160615&utm_campaign=newsletter__crx_urbi&PMID=197ec60227781c490e5f147c1975ad4f