mardi 12 juillet 2016

Nouvelle visite de Mgr Guixot à l'université d'Al Azhar au Caire - Radio Vatican

Nouvelle visite de Mgr Guixot à l'université d'Al Azhar au Caire - Radio Vatican

Nouvelle visite de Mgr Guixot à l'université d'Al Azhar au Caire


L'université d'Al Azhar au Caire, prestigieuse institution de l'islam sunnite - REUTERS
(RV) Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, secrétaire du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, va effectuer une nouvelle visite à l'université d'Al Azhar, prestigieuse institution considérée comme la plus haute autorité de l'islam sunnite basée au Caire, en Egypte. Un déplacement, a précisé le dicastère dans un communiqué publié ce mardi, « après la rencontre historique entre le Pape Francois et le Grand Imam d'Al-Azhar, le professeur Ahmed al-Tayeb», le 23 mai dernier au Vatican.
Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot, accompagné du nonce apostolique en Egypte, Bruno Musarò rencontrera ce mercredi 13 juillet  à 11h00 le directeur du centre pour le dialogue d'Al Azhar Mahmoud Hamdi Zakzouk. Cette rencontre sollicitée par le dicastère à la demande du Saint-Père a pour objectif « d'évaluer les modalités de reprise du dialogue entre le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et l'université Al Azhar ». A l'issue de leur entretien, en mai dernier, le Saint-Père et le Grand Imam d'Al-Azhar, avaient souligné « la grande signification de cette nouvelle rencontre dans le cadre du dialogue entre l'Eglise catholique et l'Islam ». Le professeur Al-Tayeb avait par ailleurs indiqué, dans un entretien exclusif accordé aux médias du Vatican, que les conditions étaient réunies pour la reprise du dialogue entre le Vatican et al Azhar.
Cette nouvelle visite de Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot est donc une étape supplémentaire et vient confirmer le climat de détente amorcé en février dernier lors du précèdent déplacement du secrétaire du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux à l'université al-Azhar. Après des mois d'incompréhension, les deux parties avaient alors mis en avant l'importance de poursuivre et d'intensifier leur relations pour le bien de l'humanité. 


JTK

lundi 11 juillet 2016


Un deuil national de trois jours débute ce samedi 16 juillet après l'attentat qui a fait au moins 84 morts, dont 10 enfants, jeudi 14 juillet à Nice.Le président François Hollande a décrété trois jours de deuil national, à partir de ce samedi 16 juillet en France, où des rassemblements de solidarité se poursuivaient après l'attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts, dont 10 enfants jeudi 14 juillet. Pendant les festivités de la Fête nationale, un Tunisien de 31 ans a précipité un poids-lourds dans la foule présente sur la Promenade des Anglais, après le feu d'artifice. L'homme a été abattu par la police après avoir semé la mort sur deux kilomètres.Dix enfants et adolescents ont été tués, a précisé le procureur de la République François Molins. Le bilan total pourrait encore s'alourdir avec "202 blessés, dont 52 en état d'urgence absolue" qui sont "entre la vie et la mort", selon lui. Au moins 17 étrangers ont trouvé la mort dans l'attaque, dont trois Allemands, deux Américains, trois Tunisiens et trois Algériens. L'enquête s'attache à déterminer les motivations du tueur. Pour le Premier ministre Manuel Valls, "c'est un terroriste sans doute lié à l'islamisme radical d'une manière ou d'une autre". Les enquêteurs ont retrouvé à bord du camion frigorifique de 19 tonnes deux pistolets automatiques et des armes factices. Son ex-femme a été placée en garde à vue.

Suivez l'évolution de l'enquête et les cérémonies d'hommage

14h38 - "Il s'est passé 45 secondes entre le moment où il (le terroriste, ndlr) a pénétré dans la zone interdite et le moment où il a été abattu", a affirmé Anthony Borré, le directeur de cabinet de Christian Estrosi (LR) à la région Paca. 

14h21 - La promenade des Anglais a rouvert en fin de matinée. 
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/en-direct-attentat-a-nice-la-france-entame-son-deuil-national-7784117257?utm_campaign=&utm_medium=Alerte+Info&utm_source=Newsletter


Expéditeur: "ZENIT" <info@zenit.org>
Date: 9 juillet 2016 23:00:25 UTC+

Dialogue interreligieux: le KAICIID redit non à la violence au nom de la religion
Forum Kaiicid, Addis Abeba (Ethiopie) 2016, kaiciid.org
Le Centre international pour le dialogue interreligieux et culturel (KAICIID), dont fait partie le Saint-Siège, appelle au dialogue et à l'unité face à la violence.
Fondé en 2012 avec la contribution du Saint-Siège, le KAICIID, a publié une déclaration au nom de cinq religions – judaïsme, christianisme, islam, bouddhisme et hindouisme -, le 6 juillet 2016, après les attentats récents d'Istanbul, Dacca, Bagdad et Médina.
En s'adressant  « à toutes les personnes de bonne volonté », le KAICIID lance un appel à l'unité qui ne permet à aucune forme de « violence ou de terreur » d' « éloigner les peuples et les cultures du chemin de la paix ». Il demande de « rester unis pour repousser toute forme de préjugé à l'égard des personnes de culture et de croyance religieuse différentes ».
Exprimant leurs condoléances pour les victimes et leur proximité aux familles, les représentants du KAICIID se disent « choqués par la violence perpétrée par ceux qui abusent de la religion pour justifier l'injustifiable : la violence contre les autres et contre les lieux de culte ».
« Nous restons fermement déterminés, concluent les représentants du KAICIID, à faire confiance au dialogue pour parvenir à la réconciliation ».
Le KAICIID a évoqué les attentats de ces derniers jours : le 28 juin, l'attentat kamikaze à l'aéroport d'Istanbul, en Turquie, faisant plus de 40 morts et plus de 200 blessés,  vendredi 1er juillet, dans un restaurant de Dacca, au Bangladesh, tuant vingt personnes, dont neuf Italiens, dimanche 3 juillet, en Irak, trois explosions, ont touché le quartier commercial de Karrada, à Bagdad, provoquant 250 morts, et le lendemain, à Médina, en Arabie Saoudite, une attaque suicide près de l'enceinte sacrée de la mosquée du prophète Mahomet, a fait quatre morts.
Avec une traduction de Constance Roques

EGYPTE - Quatre maisons attaquées et incendiées à Kom el Loofy dans le cadre de violences sectaires contre les coptes



Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 9 juillet 2016 13:56:48 UTC+3

AFRIQUE/EGYPTE - Quatre maisons attaquées et incendiées à Kom el Loofy dans le cadre de violences sectaires contre les coptes
 
Samalut (Agence Fides) – Quatre maisons appartenant à des familles coptes ont été attaquées par quelques 300 fanatiques islamistes dans le village de Kom el Loofy, non loin de la ville de Samalut, en Haute Egypte. L'assaut a eu lieu après que se soit propagée la rumeur d'un projet de construction d'une nouvelle église dans la zone et ce malgré les démentis du propriétaire des terrains sur lesquels aurait dû être construit le lieu de culte, démentis qui avaient également été communiqués à la police. Aux violences sectaires du début de semaine, a suivi une tentative de conciliation inspirée par les autorités locales.
Le Diocèse copte orthodoxe de Samalut a cependant contesté dans ce cas la praxis des rencontres de réconciliation, imposées de facto par les forces de sécurité, soulignant la nécessité de poursuivre les comportements criminels en application de la loi en vigueur, et faisant remarquer que, souvent, les victimes de violences sectaires demeuraient dans leur condition de partie offensée sans qu'aucune justice ne soit faite. Entre temps, selon des sources égyptiennes consultées par l'Agence Fides, les représentants locaux de la Maison de la Famille égyptienne, organisme de liaison interreligieux institué voici quelques années comme instrument visant à prévenir et à mitiger les oppositions sectaires, ont lancé une collecte de fonds afin de financer la réparation des maisons attaquées par les fanatiques. (GV) (Agence Fides 09/07/2016)

jeudi 7 juillet 2016

IRAQ - Nouvelles plaintes de chrétiens à propos de l’expropriation de leurs terres situées au Kurdistan



Expéditeur: Fides News Fr <fidesnews-fr@fides.org>
Date: 7 juillet 2016 14:05:02 UTC+3
ASIE/IRAQ - Nouvelles plaintes de chrétiens à propos de l'expropriation de leurs terres situées au Kurdistan irakien de la part de clans et intrigants kurdes   Dohuk (Agence Fides) – Des chrétiens syriens, assyriens et irakiens résidant au Kurdistan irakien continuent à dénoncer des expropriations illégales de maisons et de terrains de la part de compatriotes kurdes qui opèrent de manière isolée ou en coordination avec d'autres membres de leur clan tribal d'appartenance. Le dernier recours présenté par des propriétaires expropriés devant les organes judiciaires de la Région autonome du Kurdistan irakien a été déposé à la mi-juin, accompagné de la requête de mettre fin à ce phénomène déplorable.
Selon le Directeur du Centre d'études Ninive, Michael Benjamin, les plaintes déposées devant les autorités de la Région autonome du Kurdistan irakien au cours de ces dernières années n'ont produit aucun changement : les terres expropriées illégalement à des propriétaires chrétiens dans différents villages, zones et villes des provinces de Dohuk et d'Erbil représentent maintenant des milliers d'acres. « Au sein du seul gouvernorat de Dohuk – a déclaré récemment Michael Benjamin au site Internet Monitor – il existe une liste de 56 villages au sein desquels les terrains confisqués représentent 47.000 acres » alors que le Président du groupe parlementaire Rafidain, Yonadam Kanna, a fait remarquer que « il existe plus de 60 villages chrétiens habités par des non chrétiens au sein de la Région autonome du Kurdistan irakien et ceci contribue au changement démographique de la région ».
Le 13 avril dernier (voir Fides 14/04/2016), quelques centaines de chrétiens syriens, chaldéens et assyriens provenant de la région de Nahla, en province de Dohuk, avaient organisé une manifestation devant le Parlement de la Région autonome du Kurdistan irakien afin de protester contre les expropriations illégales de biens immobiliers subies au cours de ces dernières années de la part de notables kurdes influents, expropriations dont ils s'étaient déjà plaints à plusieurs reprises – jusque-là sans résultat – devant les tribunaux compétents.
Les manifestants brandissaient alors des pancartes et des banderoles, dont l'une en anglais, comportant l'inscription « les Etats-Unis et les pays occidentaux sont responsables de ce qui arrive et est perpétré contre notre peuple en Irak ». Les expropriations illégales prennent pour cible en majeure partie des terrains et des maisons appartenant à des chrétiens qui ont quitté la zone, en particulier à compter des années 1980 pour échapper aux conflits régionaux et aux violences sectaires et tribales ayant explosé avec plus de force après les interventions militaires des coalitions internationales. (GV) (Agence Fides 07/07/2016)

mardi 5 juillet 2016

Fwd: المسيحيون والمسلمون: موضوع رحمة الله وأدواتها...



Expéditeur: "ZENIT" <info@zenit.org
Date: 1 juillet 2016 20:13:01 UTC+
Objet: المسيحيون والمسلمون: موضوع رحمة الله وأدواتها...


كلمة الدكتور محمد السمّاك بعنوان الرحمة في العلاقات الاسلامية – المسيحية وقال:

"ليست هذه المرة الأولى التي يوجّه فيها الفاتيكان رسالة أخوّة الى المسلمين مهنئاً ومباركاً بشهر رمضان وبعيد الفطر. وإن تسمية الرسالة بأنها رسالة أخوة، ليست توصيفاً شخصياً من عندي. البابا بولس السادس، ثم البابا يوحنا بولس الثان ، والبابا بنديكتوس السادس عشر، وأخيراً البابا فرنسيس .. جميعهم خاطبوا المسلمين بأنهم أخوة . والواقع انه منذ "الفاتيكان الثاني" ، ووثيقة "نوسترا ايتاتي" التي صدرت عنه ، اصبح الخلاف مع المسلمين في نظر الكنيسة الكاثوليكية خلافاً مع الإيمان بالله الواحد الذي خلقنا جميعاً. وهذه العبارة أيضاً ليست توصيفاً شخصياً من عندي، انها النص الحرفي لما جاء في تلك الوثيقة التاريخية في عام 1965."

تابع "منذ ذلك الوقت أو بعده بقليل، اصبحت رسائل المعايدة السنوية للمسلمين تقليداً فاتيكانياً نتوقعه في كل عام مع اطلالة شهر رمضان . ولكن ما تجاوز حسن توقعاتنا كمسلمين هو ما ذهب اليه البابا الراحل يوحنا بولس الثاني عندما دعا المسيحيين الى مشاركة المسلمين في صيام اليوم الأول من رمضان. لتكون هذه المشاركة مبادرة روحية رمزية تعبيراً عن الايمان بالله الواحد وبالوطن الواحد، وبالعيش الواحد."

أضاف "تجسدت هذه الرمزية التزاماً أخلاقياً وموقفاً مبدأياً في مناسبات متعددة وفي ظروف مختلفة أشير على سبيل المثل والمثال معاً الى موقفين تاريخيين أعلنهما البابا القديس يوحنا بولس الثاني. الموقف الأول بعد الجريمة الارهابية في 11 سبتمبر – ايلول 2001 والتي كانت أساساً ومنطلقاً لاتهام الاسلام بالارهاب. يومها صدر عن لقاء عقد برعايته في الفاتيكان موقف يقول : " لا يوجد دين ارهابي ولكن يوجد ارهابيون في كل دين ". وفي اعتقادي ان ذلك كان أبلغ رد يصدر من أعلى مرجعية دينية مسيحية في العالم يسفه اتهام الاسلام بالارهاب."

تابع "أما الموقف المبدأي الثاني فقد صدر في أعقاب اجتياح الولايات المتحدة للعراق في عام 2003 ، وهو الاجتياح الذي وصفه الرئيس الأميركي في ذلك الوقت جورج بوش بأنه " صليبية جديدة" . يومها صدر عن البابا يوحنا بولس الثاني نفسه موقف أخلاقي سامٍ قال فيه "ان هذه الحرب ليست دينية. وهي غير اخلاقية وغير مبررة". وفي اعتقادي انه لم يرتفع الى مستوى أخلاقية وصدقية هذا الموقف اي موقف آخر."

وقال "لقد تعمدت الاشارة الى ذلك وبهذه المناسبة بالذات بعد أن قرأت تصريحاً لمسؤول تركي يتهم فيه البابا فرنسيس بأنه يمارس صليبية جديدة لمجرد انه وصف ما تعرّض له الأرمن في تركيا العثمانية في عام 1916 بالإبادة."

ورأى أن تختلف تركيا اليوم مع الفاتيكان حول توصيف تلك المجزرة التاريخية البشعة، فذلك موضوع سياسي خاص بالدولة المعنية. أما ان تحمل العلاقات الاسلامية مع الفاتيكان، ومع البابا بالذات، ومع البابا فرنسيس على الأخص الذي فتح قلبه وكنيسته للناس جميعاً، وزر هذا الموقف ، فذلك أمر آخر.  إن التفاهم القائم على المحبة والاحترام والتعاون مع البابا فرنسيس يعني كل المسلمين الحريصين على إقامة افضل علاقات الأخوة مع الفاتيكان. والذين يعتبرون  البابا فرنسيس شخصياً  وكما اكدت ذلك زيارة إمام الأزهر الشريف الشيخ أحمد الطيب الى الكرسي الرسولي ، مرجعاً روحياً وأخلاقياً موثوقاً يمكن الاعتماد عليه ويمكن الاستناد اليه والاستقواء به لرد الاتهامات العشوائية التي تنهال على الاسلام من كل حدب وصوب ، وحتى من داخله."

أردف "لتركيا كدولة حق الدفاع عن نفسها . والاعتراف بالحقيقة هو أفضل أنواع الدفاع عن النفس . ولكن ليس لها ، ولا لأي دولة أخرى عضو في منظمة التعاون الاسلامي أن تحمّل الاسلام ومسلمي العالم والعلاقات الاسلامية المسيحية ، أوزار أو تبعات أي موقف سياسي تتخذه دفاعاً عن مصالحها." ثم انه لا يجوز استخدام الصليبية "شماعة" لتعليق التوترات التي تواجه علاقات طرف اسلامي ما بالأطراف الدولية الأخرى. فالقرن الواحد والعشرين ليس القرن العاشر والبابا فرنسيس ليس البابا اوربان."

وقال "من حيث المبدأ لا يجوز اطلاق تهمة الصليبية على كل جهة تختلف مع جهة اسلامية في الرأي أو في الموقف السياسي . فكيف اذا كان صاحب هذا الرأي ، او هذا الموقف ، هو فاتيكان نوسترا إيتاتي .. وفاتيكان البابا فرنسيس ؟ وبأي منطق يوجه الاتهام بالصليبية الى من يوجه رسالة تهنئة الى المسلمين ، والى من يقول في رسالته  :

" إنه لمن دواعي الرجاء أن نسمع عن مسلمين ومسيحيين يضعون أيديهم في أيدي بعضهم البعض لمساعدة المحتاج. وعندما نعمل سوياً، فإننا نُتمّ وصيّة هامّة توصينا بها كل من ديانتينا ونقدّم، أفراداً وجماعات، شهادة أكثر مصداقيّة لما نؤمن به ".

أودّ أن أختم بالاشارة الى أمرين متكاملين وردا في رسالة التهنئة الفاتيكانية هذه ، يتمثل الأمر الأول في قول الرسالة : "نحن نعلم ان المسيحية والاسلام ديانتان تؤمنان بإله رحيم .. وان رحمة الله تتجلى على وجه الخصوص عندما يغفر لنا ذنوبنا ". أما الأمر الثاني فيتمثل في قول الرسالة ايضاً : نحن مدعوون مسيحين ومسلمين الى الاقتداء بالله تعالى."

وختم بالقول شكراً لسيادة الكاردينال جان لويس توران رئيس المجلس الباباوي للعلاقات بين الأديان وصديق لبنان ومحبه .. وشكراً لسيادة المطران ميغل أنخيل أيوزو أمين سر المجلس والذي قضى زهرة شبابه في الشرق يعمل على بناء التعاون الاسلامي – المسيحي . شكراً لهما على رسالة التهئنة باسم قداسة البابا فرنسيس .. حامل اسم القديس فرنسيس الذي تسامى فوق الحملات الصليبية وفتح صفحة مشرقة في سجل الحوار الاسلامي – المسيحي حتى اثناء تلك الحملات البغيضة ."

وختم "فمن منطلق الرحمة خرج القديس فرنسيس ، وكان راهباً متواضعاً ، من بين صفوف القوات الصليبية الى المعسكر الاسلامي محاوراً وليس مقاتلاً .. ومن منطلق الرحمة أيضاً استقبله المسلمون وأحسنوا وفادته وحاوروه .. ثم أعادوه سالماً من حيث أتى ، محملاً بالهدايا الملكية. تلك هي ممارسات الرحمة التي "توصينا بها كل من ديانتينا" ، كما جاء في الرسالة البابوية. فالرحمة ، وكما جاء في الرسالة أيضاً " موضوع عزيز على قلوب المسلمين والمسيحيين سواء بسواء " ، بها نمارس إيماننا وانسانيتنا .. وبها نقتدي بالله خالقنا جميعاً . وبها نتمثل بجلاله . وبها نتصل به ونتواصل معه."

La reconciliation passe par le memoire



Expéditeur: "ZENIT" <info@zenit.org>
Date: 1 juillet 2016 23:05:40 UTC+

Le processus de paix entre l'Arménie et la Turquie ne peut passer que par « une réconciliation » de cette dernière « avec sa mémoire », affirme le prêtre jésuite Georges-Henri Ruyssen. Spécialiste de l'Arménie, le canoniste professeur à l'Institut pontifical oriental à Rome, plaide au micro de Radio Vatican pour le respect de « la vérité historique » du massacre des Arméniens par les Ottomans en 1915-1917.

Après le voyage apostolique qui a eu lieu du 24 au 26 juin en Arménie, le chercheur belge salue l'utilisation par le pape François du terme 'génocide', contesté par la Turquie : « Ce mot est très fort car il renvoie à un crime prévu par le droit pénal international, et fait partie des crimes contre l'humanité qui sont les plus graves ». Ainsi, ajoute-t-il, « le pape n'a pas eu peur de le réutiliser (après l'avoir employé en avril 2015, ndlr) et a brisé de nouveau un tabou ».

Alors que le gouvernement turc a vu dans ce terme, prononcé au premier jour du voyage, « la mentalité des croisades », le père Ruyssen assure que le pape François ne veut pas « piétiner ou condamner la Turquie », mais qu'il s'en tient « à la vérité historique ». Le pape argentin veut « une réconciliation entre la Turquie et l'Arménie », souligne-t-il, impliquant d'abord une réconciliation de la première « avec sa mémoire », quitte à « remettre en question »  sa fierté afin de libérer « les Turcs de leur mauvaise conscience ».

Auteur d'ouvrages sur l'histoire du peuple arménien de 1894 à 1925, le père Ruyssen, assure qu'à l'époque du massacre, le pape Benoît XV était au courant « et le Saint-Siège faisait tout ce qu'il pouvait pour faire arrêter le génocide, sauver les chrétiens et porter secours aux réfugiés », alors que « les autres puissances regardaient ailleurs ». « Aucun peuple chrétien, ajoute le jésuite, n'a vécu dans sa chair pareil martyre par fidélité à sa foi ».

Evoquant « le parallèle qui est fait entre le génocide arménien et les persécutions que subissent aujourd'hui les chrétiens en Irak et en Syrie », le chercheur constate qu'« aujourd'hui comme à l'époque, la voix du pape est une des rares voix à s'élever en leur faveur », « dans l'indifférence des puissances chrétiennes ».

Avec une traduction d'Océane Le Gall